Programme – Trois journées contre les techno-sciences

TROIS JOURNÉES CONTRE LES TECHNO-SCIENCES

26-27-28 JUILLET 2019-05-17

Capo di Ponte, Località Prada, province de Brescia, Italie.

 

VENDREDI 26

13h Repas
14h30 Présentation de la renconte
15h

Dans le temple de Janus. Sur le rapport entre technologie, exploitation et racisme.
Pour les Italiques Janus avait deux visages : une barbue qui représentait le soleil, et une imberbe qui représentait la lune. Pour les Romains, soleil et lune devinrent vite paix et guerre. Le temple de Janus, sur le forum romain, restait fermé en temps de paix, et ouvert en temps de guerre. Aujourd’hui la porte de ce temple est toujours fermée parce que la guerre est le véritable nom de notre époque. Incorporée dans le complexe technologique et dans ses muettes injonctions, la guerre est le mouvement planétaire de la démocratie digitale. Le racisme est son « moment de vérité », en cela qu’il affirme explicitement ce que ses machines n’ont jamais cessé de faire aux peuples coloniaux. Le commandement des algorithmes préparent les ordres du Chef. L’extraction du corps, de la terre, de la narure, produit comme contrecoup un commode rempart à l’appartenance nationale et le désir de lyncher le différent. Ce qui a été expérimenté dans les colonies nous revient en pleine figure.
Des rédacteurs de la revue anarchiste « I Giorni e le notti » (Les jours et les nuits, Italie).
19h30 Repas
21h
La non-neutralité de la technique.

La pensée dominante traite les techniques et les technologies comme de simples instruments au service des désirs humains. À cette idée, normalement, il est fréquent d’ajouter celle d’un processus indéfini et continu, qui fait de la trajectoire de développement technologique un destin universel et indiscutable de l’être humain. Ces notions renforcent le paradigme de la neutralité de la technique. Dans ce débat, nous chercherons de détruire et construire une proposition plus ample qui nous permettra de comprendre les techniques comme des créations sociales, comme des éléments non neutres.
Adrian Almazan Gomez, membre du collectif Cul de Sac et de la maison d’édition El Salmon (Espagne), Nicolas du groupe Écran Total (France).

SAMEDI 27

8h Petit-déjeuner
9h
Les machines peuvent produire de la communication ?
Communications automatiques en réseaux digitaux et médiation électronique de la fabrique sociale.
Les réseaux sont une infrastructure de base des sociétés développées occidentales, pour laquelle sont nécessaires d’importants investissements, tant matériels que technologiques. Le progrès de l’intelligence artificielle fait resurgir la question : les machines peuvent-elles être plus intelligentes que les humains. La communication moderne digitale, qui établit la machine comme centrale à la place des humains, contribue à la transformation des relations sociales d’une manière qui nous échappe. Les secrétaires digitales apparaissent ainsi comme ce qui nous sauvera et organisera notre vie quotidienne à travers les algorythmes. Au final, au jeu de l’automation, serons-nous des joueurs ou des pions ?
Collectif GameOver (Grèce).
12h30 Repas
15h
Les dangers du postmodernisme, repenser la nature à l’ère de l’artificiel.
Voilà déjà plusieurs décennies que le paradigme dominant de la pensée est celui que nous connaissons comme la « postmodernité ». Un des effets les plus dangereux de son hégémonie a été la manière avec laquelle le concept de nature a été attaqué. Avec l’excuse de mettre fin à tout l’essentialisme protégé par l’idée de « naturel », les penseurs postmodernes ont entrepris une croisade contre la nature qui prétend réduire tout à un artefact sous notre contrôle. Aujourd’hui toute la pensée qui se prétend critique a l’obligation de critiquer cette idée délirante et redonner de l’espace à la nature.
Adrian Almazan Gomez, membre du collectif Cul de Sac et de la maison d’édition El Salmon (Espagne), Nicolas du groupe Écran Total (France).
19h30 Repas
21h
Il est temps de faire taire la machine pour faire à nouveau parler les corps.
La nouvelle des jeunes filles éditées en Chine représente un nouveau seuil parmi ceux qui ont été franchis, duquel nul ne peut penser revenir en arrière. La reproduction artificielle est une question centrale : c’est mettre dans les mains du système techno-scientifique la dimension de la procréation. C’est une profonde et radicale transformation de l’humain et de tout le vivant qui est en jeu. Le corps, les corps sont au centre et toujours plus sous l’attaque, pris dans un étaux : d’un côté le système techno-scientifique et le biomarché ont en toujours plus besoin et s’en accaparent jusque dans leurs processus vitaux, de l’autre leurs idéologies les déconstruisent et les fragmentent. Un corps fluide, sans confins, sans limites, protéiformes, poreux, malléable et infiniment manipulable. En des temps de re-signification transhumaniste et d’effacement de la réalité-même, une réflexion pour comprendre et faire front aux nouveaux défits du présent et au non sens qui envahit, avec la conscience ardente et profonde d’une urgence et d’une priorité. Dans la dissolution et l’indéterminé postmodernes, nous ne devons pas avoir de doutes sur le chemin que le pouvoir est en train de tracer, et sur le chemin à prendre pour faire dérailler la machine.
Silvia Guerini, Resistenze al Nanomondo (Italia)

DIMANCHE 28

8h Petit-déjeuner.
9h
La nécessité de la résistance
Lutter contre l’exploitation aux temps du nouveau techno-totalitarisme signifie avant tout se rendre compte que ce qui est érodé, ce sont justement les prémisses qui nous font sentir et désirer un monde libre. Ce sont justement les conditions qui rendent possible la vie sur la planète et nous rappellent que nous sommes des animaux parmi une multitude d’autres animaux, qui à leur tour ont besoin d’un environnement intègre pour vivre. Le monde artificiel change les relations et les émotions en des songes virtuels et des environnements synthétiques. Cela ne peut que produire des chimères OGM et des mondes d’intelligence artificielle. Le techno-monde détruit et manipule chaque liberté jusqu’à la racine, récrivant une histoire qui naît en laboratoire et qui utilise le langage de la guerre pour survivre. Les résistants dans ce processus non seulement risqueront de rester derrière, perdus dans des luttes sans contenu, mais ils tarderont toujours plus à le comprendre, à le déchiffrer pour pouvoir aussi l’expliquer. Dans ce non sens généralisé une réaction ne peut plus se faire attendre. Ne plus en être complices n’est plus suffisant. Et qui sait si la graine de la liberté sera celle qui ne voudra pas mourir.
Costantino Ragusa, Résistance au Nanomonde (Italie)

 

Come arrivare

En avion: aéroport Orio al Serio – Bergamo, puis rejoindre la ville (bus n ° 1) et prendre le train pour Brescia
In treno:
Treno da Brescia per Edolo, scendere a Capo di Ponte (1 ora e 35, nove fermate)
proseguire a piedi 1,2 Km
Procedi in direzione sud su Via Nazionale verso Via S. Martino
Alla rotonda prendi la 1ª uscita e prendi Via Sebastiano Briscioli
Svolta a sinistra e prendi Via Santo Stefano
Svolta a sinistra e ancora a sinistra, trovi il Parco Tematico Capo di Ponte, località Prada
In auto:
Da DIREZIONE SUD/OVEST: A Bergamo prendere la SS42 in direzione Edolo, fino a Via Breda a Ceto. Da Via Breda svoltare in Via Nazionale a destra, alla rotonda imboccare la seconda uscita in via Sebastiano Briscioli, svoltare a sinistra per via Santo Stefano e poi ancora a sinistra per il Parco Tematico Capo di Ponte.
Da DIREZIONE SUD/EST: A Brescia prendere la SP510 in direzione Edolo, fino al congiungimento con la SS42 verso Costa Volpino (indicazioni per Darfo B.T./Lovere) ed entrare in SS42 fino a Via Brada a Ceto. Da Via Breda svoltare in Via Nazionale a destra, alla rotonda imboccare la seconda uscita in via Sebastiano Briscioli, svoltare a sinistra per via Santo Stefano e poi ancora a sinistra per il Parco Tematico Capo di Ponte.

PER TUTTA LA 3 GIORNI:
– CAMPEGGIO LIBERO, PORTA LA TENDA
– CIBO SENZA SFRUTTAMENTO ANIMALE E SENZA VELENI A SOTTOSCRIZIONE
– SONO PRESENTI I BAGNI E UNA STRUTTURA AL COPERTO IN CASO DI PIOGGIA
– DISTRIBUZIONI DI MATERIALE INFORMATIVO: PORTA LIBRI, GIORNALI, TESTI CHE VUOI CONDIVIDERE
– MOSTRE

Aiutaci ad organizzare l’incontro al meglio, facci sapere in anticipo della tua presenza.

Per informazioni e contatti:
www.resistenzealnanomondo.org, info@resistenzealnanomondo.org
www.facebook.com/3giornatecontroletecnoscienze

Program – Tree days against the tecno-sciences

THREE DAYS AGAINST THE TECNO-SCIENCES

26-27-28 JULY 2019

Capo di Ponte Theme Park” in Prada – Capo di Ponte (BS) – Italy

FRIDAY 26TH

13. 00 lunch
14. 30 Presentation of the meeting
15. 00
In the temple of Janus. About the relationship between technology, exploitation and racism
For the Italics Janus had two faces: a bearded one depicting the sun and a beardless one depicting the moon. For the Romans, the sun and the moon soon became peace and war. The temple of Janus, in the Roman Forum, was closed in time of peace and open in time of war. Today the door of that temple is always closed because of the war and the unnamed of the present time. Embodied in the technological apparatus and its silent injunctions, war is the planetary movement of digital democracy. Racism is its “moment of truth”, in that it explicitly affirms what its machines have never stopped doing to the colonial peoples. The algorithm command prepares the chief’s orders. The abstraction from the body, from the earth, from nature produces the comfortable bulwark of national belonging and the desire to lynch the different as a backlash. What was experienced in the colonies goes back.
Some of the editors of the anarchist magazine “I Giorni e le Notti” (Days and Nights) (Italy)
19. 30 dinner
21. 00
The non-neutrality of the technique/technology
The dominant thought treats techniques and technologies as simple tools at the service of human desires.
To this idea, normally, it is usual to add the idea of an indefinite and continuous progress that makes the trajectory of technological development a universal and indisputable destiny of the human being.
These notions reinforce the paradigm of technical neutrality.
In this debate we will try to destroy these notions and build a broader proposal that will allow us to understand techniques as social creations, as non-neutral elements.
Adrián Almazán Gómez, member of the Cul de Sac Collective and the publishing house Ediciones El Salmón (Spain), Nicolas del groupo Écran total (France)

SATURDAY 27TH

8. 00 breakfast
9. 00
The dangers of postmodernism, rethinking nature in the era of the artificial
It’s been several decades since the dominant paradigm of thought is what we know as “postmodernity”.
One of the most dangerous effects of its hegemony was the way in which the concept of nature was attacked.
With the excuse of putting an end to all essentialism protected by the idea of “natural”, postmodern thinkers have implemented a crusade against nature that claims to reduce everything to an artifact under our control. Today, all the critical thoughts have the obligation to criticize this delirious idea and return to give space to nature.
Adrián Almazán Gómez, member of the Cul de Sac Collective and the publishing house Ediciones El Salmón (Spain), Nicolas del groupo Écran total (France)
12. 30 lunch
15. 00
Can Machines Produce Communication?
Communication automatics in digital networks and electronic mediation of the social factory
Networks are a basic infrastructure of the western developed societies, for which major investments are needed, both material and ideological. The advance of artificial intelligence brings forward the question if machines can be smarter than humans. Modern digital communication, which establishes the machine as a node rather than humans, contributes to the transformation of social relations in a way that eludes us. Digital secretaries thus appear as the saviours who shall organize our everyday life through algorithms. In the end, within the game of automation, will we be players or pawns?
GameOver Collective (Greece)
19. 30 dinner
21. 00
It’s time to shut up the machine and get the bodies talking again
The news of the children edited in China is another of the thresholds that have been crossed from which no one can think to go back. Artificial reproduction is a central issue: it means putting the dimension of procreation in the hands of the techno-scientific system, at stake there is a profound and radical transformation of the human and the entire living.
The body, the bodies are at the center and increasingly under attack, taken in a grip: on the one hand the techno-scientific system and the bio-market have more and more need of them and they hoard it up to their vital processes, on the other hand their ideologies deconstruct and fragment them. A fluid body, without boundaries, without limits, protein-shaped, porous, malleable and infinitely manipulatible.
In times of transhumanist re-signification and the cancellation of reality itself, a reflection to understand and face the new challenges of the present and the non-sense that spreads with ardent and profound awareness of an urgency and a priority.
In post-modern dissolution and indeterminacy there is no need for doubts about the road that power is increasingly shaping and the road to take to derail the machine.
Silvia Guerini, Resistenze al Nanomondo Collective (Italy)

SUNDAY 28

8. 00 breakfast
9. 00 The necessity of resistance
Fighting against exploitation in these times of the new techno-totalitarianism first of all means realizing that the same premises that make us feel and desire a free world are corroded. The same conditions that make life on the planet possible are eroded and also remind us that we are animals among a multitude of other animals that in turn need an intact environment in which to live. The artificial world is changing relationships and emotions in virtual dreams and synthetic environments, and this can only produce GMO chimeras and worlds of Artificial Intelligence. The techno-world destroys and manipulates every freedom from the root, rewriting a history that comes from laboratories and uses the language of war to survive.
The resistants in this process will not only risk to remain behind, lost in struggles without content, but also they will take much longer to understand the process, to decipher it in order to be able to explain it. In this generalized nonsense, a reaction that can no longer be expected is urgently needed; not being just accomplices is no longer sufficient. And who knows if the seed of freedom will be the hard one to die.
Costantino Ragusa, Resistenze al Nanomondo Collective (Italy)
12. 30 lunch

How to get there

Airport: Orio al Serio – Bergamo, then reach the city (bus number 1) and take the train to Brescia
By Train: Train from Brescia to Edolo, get off at Capo di Ponte (1 hour 35, nine stops)
continue on foot for 1,2 Km
Proceed south on Via Nazionale towards Via S. Martino
At the roundabout take the 1st exit and take Via Sebastiano Briscioli
Turn left and take Via Santo Stefano
Turn left and left again, you will find the “Capo di Ponte Theme Park” in Prada.
By Car:
From SOUTH/WEST DIRECTION: At Bergamo take the SS42 towards Edolo, up to via Breda a Ceto. From Via Breda turn right onto Via Nazionale, at the roundabout take the second exit onto Via Sebastiano Briscioli, turn left onto Via Santo Stefano and then left again onto the Capo di Ponte Theme Park.
From SOUTH/EAST DIRECTION: In Brescia take the SP510 towards Edolo, until the junction with the SS42 towards Costa Volpino (signs for Darfo B.T./Lovere) and enter SS42 up to Via Brada a Ceto. From Via Breda turn right onto Via Nazionale, at the roundabout take the second exit onto Via Sebastiano Briscioli, turn left onto Via Santo Stefano and then left again onto the Capo di Ponte Theme Park.

FOR THE WHOLE THREE DAYS:

– FREE CAMPING, BRING YOUR TENT
– FOOD WITHOUT ANIMAL EXPLOITATION AND WITHOUT POISONS
– TOILETS AND INDOOR STRUCTURE IN CASE OF RAIN
– DISTRIBUTION OF INFORMATION MATERIAL: BRING BOOKS, NEWSPAPERS, TEXTS YOU WANT TO SHARE
– EXHIBITIONS

The debates will be translated into English
Help us to organize the meeting in the best way, let us know in advance of your presence

For information and contacts:
www.resistenzealnanomondo.org info@resistenzealnanomondo.org
www.facebook.com/3giornatecontroletecnoscienze/

Programma – Tre giornate contro le tecno-scienze

TRE GIORNATE CONTRO LE TECNO-SCIENZE

26-27-28 Luglio 2019

Al Parco Tematico Capo di Ponte, località Prada – Capo di Ponte (BS) Italia

VENERDÌ 26

13.00 pranzo
14.30 Presentazione dell’incontro
15.00
Nel tempio di giano. Sul rapporto tra tecnologia, sfruttamento e razzismo
Per gli italici Giano aveva due facce: una barbuta che raffigurava il sole e una imberbe che raffigurava la luna. Per i Romani sole e luna divennero ben presto pace e guerra. Il tempio di Giano, nel Foro Romano, restava chiuso in tempo di pace e aperto in tempo di guerra. Oggi la porta di quel tempio è sempre chiusa perché la guerra e l’innominato del tempo presente. Incorporata nell’apparato tecnologico e nelle sue ingiunzioni mute, la guerra è il movimento planetario della democrazia digitale. Il razzismo è il suo “momento di verità”, in quanto afferma esplicitamente ciò che le sue macchine non hanno mai smesso di fare ai popoli coloniali. Il comando degli algoritmi prepara gli ordini del Capo. L’Astrazione dal corpo, dalla terra, dalla natura produce come contraccolpo il comodo baluardo dell’appartenenza nazionale e il desiderio di linciare il diverso. Quello che è stato sperimentato nelle colonie torna indietro.
Alcuni redattori della rivista anarchica ” I giorni e le notti” (Italia)
19.30 cena
21.00
La non neutralità della tecnica
Il pensiero dominante tratta le tecniche e le tecnologie come semplici strumenti al servizio dei desideri umani.
A questa idea, normalmente, è solito aggiungere quella di un progresso indefinito e continuo che rende la traiettoria di sviluppo tecnologico un destino universale e indiscutibile dell’essere umano.
Queste nozioni rafforzano il paradigma della neutralità della tecnica.
In questo dibattito cercheremo di distruggerle e costruire una proposta più amplia che ci permetterà di capire le tecniche come creazioni sociali, come elementi non neutrali.
Adrián Almazán Gómez, membro del Collettivo Cul de Sac e la casa editrice Ediciones El Salmón (Spagna), Nicolas del groupo Écran total (Francia)

SABATO 27

8.00 colazione
9.00
Le macchine possono produrre comunicazione?
Comunicazioni automatiche in reti digitali e mediazione elettronica della fabbrica sociale
Le reti sono un’infrastruttura basilare delle società sviluppate occidentali, per le quali sono necessari importanti investimenti, sia materiali che ideologici. Il progresso dell’intelligenza artificiale porta avanti il quesito se le macchine possono essere più intelligenti degli esseri umani. La moderna comunicazione digitale, che stabilisce la macchina come centro al posto degli esseri umani, contribuisce alla trasformazione delle relazioni sociali in un modo che ci sfugge. Le segretarie digitali appaiono così come i salvatori che organizzeranno la nostra vita quotidiana attraverso algoritmi. Alla fine, nel gioco dell’automazione, saremo giocatori o pedine?
Collettivo GameOver (Grecia)
12.30 pranzo
15.00
I pericoli del postmodernismo, ripensare la natura nell’era dell’artificiale
Sono passati diversi decenni da quando il paradigma dominante del pensiero è quello che noi conosciamo come “postmodernità”.
Uno degli effetti più pericolosi della sua egemonia è stato il modo nel quale si ha attaccato il concetto di natura.
Con la scusa di porre fine a tutto l’essenzialismo protetto dall’idea di “naturale”, i pensatori postmoderni hanno attuato una crociata contro la natura che pretende di ridurre tutto ad un artefatto sotto il nostro controllo. Oggi tutto il pensiero che si dice critico ha l’obbligo di criticare questa idea delirante e tornare a dare spazio alla natura.
Adrián Almazán Gómez, membro del Collettivo Cul de Sac e la casa editrice Ediciones El Salmón (Spagna), Nicolas del groupo Écran total (Francia)
19.30 cena
21.00
È ora di far tacere la macchina per tornare a far parlare i corpi
La notizia delle bambine editate in Cina rappresenta un’altra delle soglie che sono state oltrepassate da cui nessuno può pensare di tornare indietro. La riproduzione artificiale è una questione centrale: è mettere in mano al sistema tecno-scientifico la dimensione della procreazione, in gioco c’è una trasformazione profonda e radicale dell’umano e dell’intero vivente.
Il corpo, i corpi sono al centro e sempre più sotto attacco, presi in una morsa: da un lato il sistema tecno-scientifico e il biomercato ne hanno sempre più bisogno e se ne accaparrano fin dentro i loro processi vitali, dall’altro lato le loro ideologie li decostruiscono e li frammentano. Un corpo fluido, senza confini, senza limiti, proteiforme, poroso, malleabile e infinitamente manipolabile.
In tempi di risignificazione transumanista e cancellazione della stessa realtà, una riflessione per capire e far fronte alle nuove sfide del presente e al non senso che dilaga con la consapevolezza ardente e profonda di un’urgenza e di una priorità. Nella dissoluzione e indeterminatezza postmoderna non servono dubbi sulla strada che il potere sta delineando sempre di più e sulla strada da intraprendere per far deragliare la macchina.
Silvia Guerini, Resistenze al Nanomondo (Italia)

DOMENICA 28

8.00 colazione
9.00
La necessità della resistenza
Lottare contro gli sfruttamenti ai tempi del nuovo tecno-totalitarismo significa prima di tutto rendersi conto che ad essere erose sono le stesse premesse che ci fanno sentire e desiderare un mondo libero. Ad essere erose sono le stesse condizioni che rendono possibile la vita sul pianeta e ci ricordano che siamo animali tra una moltitudine di altri animali che a loro volta necessitano di un’ambiente integro in cui vivere. Il mondo artificiale sta cambiando le relazioni ed emozioni in sogni virtuali e ambienti sintetici, questo può produrre solo chimere OGM e mondi di Intelligenza Artificiale. Il tecno-mondo distrugge e manipola ogni libertà fin dalla radice, riscrivendo una storia che nasce dal laboratorio e che utilizza il linguaggio della guerra per sopravvivere.
I resistenti in questo processo non solo rischieranno di rimanere indietro, persi in lotte senza contenuto, ma tarderanno sempre più a comprenderlo, a decifrarlo per poterlo anche spiegare. In questo non senso generalizzato urge una reazione che non può più farsi attendere; non esserne solo complici non è più sufficiente. E chissà se il seme della libertà sarà quello duro a morire.
Costantino Ragusa, Resistenze al Nanomondo (Italia)
12.30 pranzo


Come arrivare

In treno:
Treno da Brescia per Edolo, scendere a Capo di Ponte (1 ora e 35, nove fermate)
proseguire a piedi 1,2 Km Procedi in direzione sud su Via Nazionale verso Via S. Martino
Alla rotonda prendi la 1ª uscita e prendi Via Sebastiano Briscioli
Svolta a sinistra e prendi Via Santo Stefano
Svolta a sinistra e ancora a sinistra, trovi il Parco Tematico Capo di Ponte, località Prada
In auto:
Da DIREZIONE SUD/OVEST: A Bergamo prendere la SS42 in direzione Edolo, fino a Via Breda a Ceto. Da Via Breda svoltare in Via Nazionale a destra, alla rotonda imboccare la seconda uscita in via Sebastiano Briscioli, svoltare a sinistra per via Santo Stefano e poi ancora a sinistra per il Parco Tematico Capo di Ponte.
Da DIREZIONE SUD/EST: A Brescia prendere la SP510 in direzione Edolo, fino al congiungimento con la SS42 verso Costa Volpino (indicazioni per Darfo B.T./Lovere) ed entrare in SS42 fino a Via Brada a Ceto. Da Via Breda svoltare in Via Nazionale a destra, alla rotonda imboccare la seconda uscita in via Sebastiano Briscioli, svoltare a sinistra per via Santo Stefano e poi ancora a sinistra per il Parco Tematico Capo di Ponte.

PER TUTTA LA 3 GIORNI:
– CAMPEGGIO LIBERO, PORTA LA TENDA
– CIBO SENZA SFRUTTAMENTO ANIMALE E SENZA VELENI A SOTTOSCRIZIONE
– SONO PRESENTI I BAGNI E UNA STRUTTURA AL COPERTO IN CASO DI PIOGGIA
– DISTRIBUZIONI DI MATERIALE INFORMATIVO: PORTA LIBRI, GIORNALI, TESTI CHE VUOI CONDIVIDERE
– MOSTRE

Gli interventi e i dibattiti saranno tradotti in inglese

Aiutaci ad organizzare l’incontro al meglio, facci sapere in anticipo della tua presenza

Per informazioni e contatti:
www.resistenzealnanomondo.org, info@resistenzealnanomondo.org
www.facebook.com/3giornatecontroletecnoscienze/

 

Le bugie hanno le gambe corte

Qualche tempo fa è apparsa una scritta nei pressi dell’abitazione del rettore Pierdomenico Perata: titoloni sui giornali e articoli isterici. Si è urlato allo scandalo per il riferimento alla collaborazione del Sant’Anna nei progetti di ricerca bellica, che veniva espressa nelle frasi vergate sul muro.
A quanto pare, si vogliono nascondere le responsabilità di quest’istituto nella collaborazione con la guerra o ribadire invano la neutralità delle loro ricerche e l’innocenza dei loro intenti. Eppure i vari studi portati avanti e le varie conferenze mostrano chiaramente quali sono le direttive del Sant’Anna e le sue tante malefatte: ad esempio, l’istituto TeCIP insieme a GEM elettronica, che collabora con la Guardia Costiera, Esercito Italiano e Marina Militare, hanno costruito radar fotonici che sono stati forniti alla Guardia Costiera libica per il controllo del mare, così, chi scappa da guerre, stupri e fame, può essere trovato e riportato nei lager libici oppure lasciato affogare nel Mediterraneo; o ancora, il famoso esoscheletro dell’istituto di BioRobotica, cofinanziato dal Ministero della Difesa, progettato per garantire la protezione balistica del soldato e ottimizzarne le capacità motorie, altro che robot indossabili per assistere gli anziani e i disabili! Se i suddetti esempi non dovessero bastare, eccone un altro: un gruppo di ricercatori del Sant’Anna ha sensorizzato la mano artificiale del robot “soccorritore” RoboSimian, quest’ultimo progetto della Nasa e finanziato dalla DARPA, l’agenzia governativa del dipartimento della difesa degli USA, che si occupa dello sviluppo di nuovo tecnologie per uso militare.
Che le finalità di queste ricerche e progetti abbiano anche uno scopo civile oltre che militare, poco importa. Ciò che importa è ribadire che la scienza non è neutrale, che un ricercatore non può tenersi lontano da qualsiasi “peso morale” o negare le proprie responsabilità, poiché sono gli interessi politicoeconomici del potere che indirizzano le risorse affinché le ricerche vadano in una determinata direzione piuttosto che in un’altra. Si vuole davvero mettere a confronto la “pericolosità” di una scritta con i mezzi sempre più sofisticati e letali a disposizione degli eserciti, resi così efficienti anche dall’ottimo lavoro di ricerca portato avanti da istituti come il Sant’Anna?
Una scritta può essere cancellata, ma le loro responsabilità no.
Ancora una volta la stampa si dimostra docile, serva dei potenti e strumento di propaganda per criminalizzare le lotte e chi le porta avanti senza compromessi.

Garage Anarchico

Chi fa la guerra non va lasciato in pace

L’abitazione del rettore della Scuola Superiore Sant’Anna di Pisa è stata coperta di scritte: “Chi fa la guerra non va lasciato in pace” e “Sant’Anna = Ricerca di morte”.
Questa storica istituzione è nota per la sua collaborazione con le forze armate, fatta di ricerca scientifica e sostegno diretto alle politiche securitarie e di guerra.
Il rettore Perata in un intervista al giornale locale parla di cattiva informazione e falsità  da chi critica il Sant’Anna. Alla domanda se quello che è stato progettato dal Sant’Anna ha avuto un uso bellico risponde: “Assolutamente no. In astratto l’uso potenziale può essere sempre corretto o scorretto. La tecnologia può essere usata anche per scopi bellici, ma se ragioniamo così allora fermiamo tutto. Pure i telefonini possono essere usati per scopi bellici.”

Info tratte da: “Il Tirreno” del 4 maggio 2019

 

THREE DAYS AGAINST THE TECNO-SCIENCES 26-27-28 JULY 2019

THREE DAYS AGAINST THE TECNO-SCIENCES
26-27-28 JULY 2019
Capo di Ponte (BS) Italy

The program will come soon

Today more than ever, we feel the necessity to organize a meeting involving comrades from different countries already engaged in a critique and in opposition to developments of techno-sciences. An important moment to exchange and share analyses, reflections and experiences, to reinforce criticism and refine one’s thinking even more in confrontation with other groups and individualities that have been pursuing for a long time paths of opposition to the developments of techno-sciences.

In the face of the aridity and degeneration of contemporary thought and the lack of awareness of the pervasive, totalizing and above all irreversible nature of techno-sciences, a lucid analysis of the present is needed on the reality that transforms itself and transforms us.
In today’s society, control takes on new forms through computerization and digitalization of the planet and of our lives. If GM plants contaminate the surrounding environment, if nanotubes and fullerenes infiltrate cells; smart dust, RFID and sensors are preparing to cover every place and our own body, in the “intelligent planet” of IBM, a world strewn and infiltrated by invisible harmfulness, we will become communicating machines and harmfulness will become ecological, social systemic and global.
A profound and radical transformation of the human and of the whole living is taking place. In the biotech paradigm it has been a long time since the experiment has no longer just inside the walls of the laboratories, but the laboratory is the whole world and the bodies themselves become living laboratories. But the phase we are facing now is even more insidious: the same biotechnologies are changing from how we have known them until now. The real work of the biotech industry, a complex of multinationals, universities, research institutions, foundations, trade associations, no longer has the aim to demonstrate that genetic engineering is without consequences, but their aim is to totally change its face: the new face of biotechnology is called genetic editing. The news of the girls edited in China is another of the thresholds that have been exceeded, from which no one can think of going back.
In artificial reproduction, eugenics take place in test tubes and soon the new progressive left and the new cyborg-neoliberal feminism will invoke the public eugenics, from the GPA “ethics” (Surrogate Gestation) and the PMA (Medically Assisted Procreation) for everyone, they will ask for editing for everyone. All of this is in perfect conformity with the direction that has already been undertaken to make an act of selection of the human and the transhumanist world, protagonist of the CRISPR revolution, which does not want to let the possible applications on the man of this new technology of genetic engineering escape.
The production of exploitable and engineerable bodies and the dream of freeing themselves from the body of limited and deadly flesh meet in transhumanist ideology. Techno-sciences are not neutral, not only in what they aim at, whether or not they arrive at the result, but already upstream, in their idea of redesigning the world that makes bodies all available, unimaginable, modifiable, engineerable in an infinite availability of bodies.
We live in a context in which the same very foundations are being undermined in order to hear something else, to imagine something else and therefore to deny the existent and to act against it. If everything is relative and interpretable, the reality against which we can rebel no longer exists. The actual subject no longer exists, deconstructed and disintegrated by the post-modern to be recreated for use and consumption of markets and the techno-scientific system: a perfectly compliant, neutral, fluid, malleable, spongy, protean individual. The post-modern re-signifies and erases the reality itself, in a reversed world in which nature does not exist, commodification becomes freedom, in which there must not be limits anymore. But if there is no limit, everything is possible.
Too many things fade and become undefined. Instead, we would like to keep these lines of demarcation between organic / inorganic, flesh / metal, electronic circuits / nervous systems, life / death, nature / artificial, totally clear. We also have to have clearly understood what we will not let be destroyed and also what we will not allow to be deconstructed neither from the techno-scientific system nor from post-modernism with its false critics and opponents. Nature, bodies, the living cannot be deconstructed. By deconstructing them, the road to the transformation of the whole world into a living laboratory is being smoothed.
Resistance is undermined not only by the power system, but also by these contemporary trends. The reflux of the seasons of struggle has seen many protesters land in happy islands which are more virtual than real, helping themselves with those new ideologies built by academics who, from the comfort of their desks, are committed to complicating things or confusing them, where on the contrary everything is extremely clear.
The state and its apparatuses, abandoning and partly exceeding their historical role, have become functional to the technological process. A process that is embodied in research centers, in giants like Google, IBM, Microsoft, agroindustrial multinationals, pharmaceutical and biotechnology companies.
How to imagine building another community if the foundations for survival will be undermined? If daughters and sons will be conceived in test tubes? If the individual will be more and more atomized, homologated and infinitely modifiable? If the biodiversity of the planet will be irreparably compromised?
Aware of what is at stake, it emerges that it is essential and urgent to join forces, to weave analyses and paths of struggle into an international network.

Resistenze al Nanomondo Collective
www.resistenzealnanomondo.org
For info and contacts: info@resistenzealnanomondo.org

pdf: THREE DAYS AGAINST THE TECNO-SCIENCES

TRE GIORNATE CONTRO LE TECNO-SCIENZE 26-27-28 Luglio 2019

TRE GIORNATE CONTRO LE TECNO-SCIENZE
26-27-28 Luglio 2019
Capo di Ponte (BS) Italia

A breve il programma

Oggi più che mai sentiamo la necessità di organizzare un incontro coinvolgendo compagni e compagne di diversi paesi già impegnati/e in una critica e in percorsi di opposizione agli sviluppi delle tecno-scienze. Un importante momento per scambiare e condividere analisi, riflessioni ed esperienze, per rafforzare la critica e affinare ancora di più il proprio pensiero nel confronto con altri gruppi e individualità che portano avanti da tempo percorsi di opposizione agli sviluppi delle tecno-scienze.

Di fronte all’aridità e alla degenerazione del pensiero contemporaneo e di fronte a alla poca consapevolezza della portata pervasiva, totalizzante e soprattutto irreversibile delle tecno-scienze, è necessaria un’analisi lucida sul presente e sulla realtà attorno a noi che si trasforma e ci trasforma.
Nella società di oggi il controllo assume nuove forme attraverso l’informatizzazione e la digitalizzazione del pianeta e delle nostre vite. Se piante ogm contaminano l’ambiente circostante, se nanotubi e fullereni si infiltrano nelle cellule, smart dust, RFID, sensori si preparano a ricoprire ogni spazio e il nostro stesso corpo, nel “pianeta intelligente” di IBM, un mondo cosparso e infiltrato da nocività invisibili, diventiamo macchine comunicanti e dove la nocività diventa ecologica, sociale e sistemica.
Stà avvenendo una trasformazione profonda e radicale dell’umano e dell’intero vivente. Nel paradigma biotech l’esperimento già da tempo non è più solo dentro le mura dei laboratori, il laboratorio è il mondo intero e i corpi stessi diventano dei laboratori viventi. Ma La fase che ci troviamo ad affrontare adesso è ancora più insidiosa: le stesse biotecnologie stanno mutando da come le abbiamo conosciute fino adesso. Il vero lavoro per l’Industria del biotech, un complesso di multinazionali, Università, Enti di ricerca, fondazioni, associazioni di categoria, non è più dimostrare che l’ingegneria genetica è priva di conseguenze, ma cambiarne completamente volto: il nuovo volto delle biotecnologie si chiama editing genetico. La notizia delle bambine editate in Cina rappresenta un’altra delle soglie che sono state oltrepassate da cui nessuno può pensare di tornare indietro.
Nella riproduzione artificiale l’eugenetica avviene in provetta e ben presto la nuova sinistra progressista e il nuovo femminismo cyborg-neoliberale invocheranno a gran voce l’eugenetica pubblica, dalla GPA “etica”, dalla PMA per tutte e tutti chiederanno l’editing per tutte e tutti. Il tutto perfettamente conforme alla direzione che è già stata intrapresa di selezione dell’umano e al mondo transumanista, protagonista della rivoluzione CRISPR, che non si vuole lasciare sfuggire le possibili applicazioni sull’uomo di questa nuova tecnologia di ingegneria genetica.
La produzione di corpi sfruttabili, predabili, ingegnerizzabili e il sogno di liberarsi dal corpo di carne limitato e mortale si incontrano nell’ideologia transumanista. Le tecno-scienze non sono neutrali non solo in ciò che si prefiggono, che arrivino o meno al risultato, ma già a monte, nella loro idea di riprogettazione del mondo che rende i corpi tutti disponibili, smembrabili, modificabili, ingegnerizzabili in un’infinita disponibilità dei corpi.
Viviamo in un contesto in cui vengono minate le stesse basi per un sentire altro, per un immaginare altro e quindi per negare l’esistente e per un agire contro. Se tutto è relativo e interpretabile non esiste più la realtà contro cui rivoltarsi. Lo stesso soggetto non esiste più, decostruito e disgregato dal post-moderno per essere ricreato ad uso e consumo dei mercati e del sistema tecno-scientifico: un individuo perfettamente conforme, neutro, fluido, malleabile, spugnoso, proteiforme. Il post-moderno risignifica e cancella la stessa realtà, in un mondo alla rovescia in cui la natura non esiste, la mercificazione diventa libertà, in cui non devono più esistere limiti. Ma se non esiste un limite tutto è possibile.
Troppe cose sfumano, diventano indefinite. Vorremmo invece mantenerle belle nette queste linee di demarcazione tra organico/inorganico, carne/metallo, circuiti elettronici/sistemi nervosi, vita/morte, natura/artificiale. Avendo ben chiaro ciò che non lasceremo distruggere e anche ciò che non lasceremo decostruire nè dal sistema tecno-scientifico nè dal post-modernismo con i suoi finti critici e oppositori. La natura, i corpi, il vivente non si possono decostruire. Decostruendoli si appiana la strada alla trasformazione di tutto il mondo in un laboratorio vivente.
La resistenza è minata non solo dal sistema di potere, ma anche da queste tendenze contemporanee. Il riflusso delle stagioni di lotta ha visto approdare tanti contestatori in isole felici fatte più di virtuale che di reale, aiutandosi con quelle nuove ideologie costruite da accademici che, dal comodo delle loro scrivanie, si sono impegnati a complicare le cose o a confonderle, dove invece tutto è estremamente chiaro.
Lo stato e i suoi apparati abbandonando e superando in parte il loro ruolo storico sono diventati funzionali al processo tecnologico. Un processo che si incarna nei centri di ricerca, nei colossi come Google, IBM, Microsoft, nelle multinazionali agro-alimentari, farmaceutiche e biotecnologiche.
Come immaginare di costruire una comunità altra se le basi stesse per la sopravvivenza saranno minate alla base? Se le figlie e i figli saranno concepite/i in provetta? Se l’individuo sarà sempre più atomizzato, omologato e infinitamente modificabile? Se la biodiversità del pianeta sarà irrimediabilmente compromessa?
Consapevoli della posta in gioco emerge come sia essenziale e urgente unire le forze, intrecciare analisi e percorsi di lotta anche in una rete internazionale.

Collettivo Resistenze al Nanomondo
www.resistenzealnanomondo.org
per informazioni e contatti: info@resistenzealnanomondo.org

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Sabotaggi in Francia

25 Aprile
Un incendio nella sede della ditta “Varsican mines” che recentemente ha ottenuto il permesso per effettuare ricerche minerarie sul tungsteno, minerale sempre più richiesto nell’industria militare ed aereonautica.

9 Maggio
Un incendio su una cabina elettrica di accesso alle fibre ottiche di Orange ha causato un esteso incendio sotterraneo di cavi.
Novemila persone senza internet e senza telefono fisso. Problemi anche per le reti 3G e 4G.

16 Maggio
Un incendio di un importante ripetitore ha provocato un blocco totale di internet, televisione e telefoni fissi a Louvres, Puiseux-en France, Fosses, Marly-la Ville
Dieci giorni per il ripristino della rete.

18 Maggio
Un locale tecnico di EDF, compagnia elettrica coinvolta nel nucleare, è stato devastato.

31 Maggio
Una pala eolica completamente bruciata, un’altra parzialmente danneggiata. Due milioni di euro di danni. Due delle otto pale eoliche sulle montagne di Marsanne.

Info da: Fenrir, num.9

Marzo Basilea – Blocchi contro Novartis in solidarietà con Afrin

Il 21 ed il 26 marzo sono state bloccate le entrate della Novartis a Basilea, vero e proprio feudo di questo colosso mondiale dell’industria farmaceutica. Di seguito i comunicati:

Blocco presso Novartis. Niente retroterra tranquillo alla guerra!

21.03.2018

Il 19 marzo abbiamo bloccato l’entrata di Novartis a Basilea. Con questo denunciamo il sostegno della multinazionale al regime Erdogan.

Da quasi due mesi lo Stato turco, insieme a delle milizie islamiste alleate, attacca Afrin. Sono mortx già centinaia di civili, centinaia di migliaia rinchiusx nell’accerchiamento della città – il massacro è imminente. L’obiettivo della dittatura turca è di annientare un progetto progressista iniziato ai suoi confini dal movimento curdo.

Questa guerra d’aggressione si svolge con il sostegno della Nato e dell’UE. La Germania sostiene attivamente la guerra aumentando la fornitura d’armi alla Turchia. Ma anche la Svizzera è implicata come guerrafondaia. Anche lei esporta del materiale bellico, approfitta dell’affare con lx profughx e intrattiene dei stretti rapporti economici. Numerose imprese come Nestle, ABB, UBS, Credit Suisse oppure Novartis hanno i loro impianti in Turchia e approfittano pure delle cattive condizioni di lavoro e finanziano così il regime turco, la sua repressione e le sue guerre.

L’impresa Novartis gestisce due luoghi di produzione in Turchia e impiega 2400 persone. Fino nel 2016 ha investito in questo sito 225 milioni di dollari USA e guadagnato oltre 1 miliardo di dollari USA.
Ma le attività di Novartis non si riducono allo sfruttamento economico. In aprile 2017, Novartis con 15 altre grandi imprese partecipava a una campagna per l’immagine della Turchia organizzata dall’unione esportatori Turchia TIM. Nella campagna si reclamizzava il sito di produzione in Turchia e la stabilità del paese. E questo giusto prima della votazione sul sistema presidenziale in Turchia, cioè in un momento nel quale il paese scivolava definitivamente in una dittatura e la repressione contro attivistx curdx e di sinistra aumentava enormemente.

La dittatura in Turchia può esistere solo grazie al sostegno finanziario e politico che ottiene dalle grandi imprese e dai governi. Perciò la guerra ad Afrin ha la sua origine anche qui in Europa Occidentale. Perciò dobbiamo resistere anche qui! Incitiamo a rafforzare lo smascheramento e la denuncia delle imprese e dei governi qui.

Niente retroterra tranquillo alla guerra!

Info da: romperelerighe.noblogs.org