Dopo la chimica, il nucleare, le biotecnologie ecco le nanotecnologie e la biologia sintetica.      
La biologia sintetica riunisce l’ingegneria e le “scienze della vita”: partendo dalle modificazioni di elementi e sistemi viventi per spingersi ancora oltre, fino a ri-progettare e costruire nuove parti biologiche, fino a ipotizzare la creazione di nuovi organismi nati in laboratorio non esistenti in natura.     
I biologi sintetici sono impegnati in una sorta di riprogettazione del vivente. Un’ingegneria sociale con lo scopo di ingegnerizzare o creare ex novo organismi con modalità e specificità precise: la creazione di batteri sintetici utilizzati come “sensori” di inquinanti, la creazione di microorganismi artificiali per la produzione di biocarburanti, plastica, farmaci, sostanze chimiche o altri composti di alto valore per le esigenze della Green Economy e per alimentare il tecno totalitarismo.

Programme – Trois journées contre les techno-sciences

TROIS JOURNÉES CONTRE LES TECHNO-SCIENCES

26-27-28 JUILLET 2019-05-17

Capo di Ponte, Località Prada, province de Brescia, Italie.

 

VENDREDI 26

13h Repas
14h30 Présentation de la renconte
15h

Dans le temple de Janus. Sur le rapport entre technologie, exploitation et racisme.
Pour les Italiques Janus avait deux visages : une barbue qui représentait le soleil, et une imberbe qui représentait la lune. Pour les Romains, soleil et lune devinrent vite paix et guerre. Le temple de Janus, sur le forum romain, restait fermé en temps de paix, et ouvert en temps de guerre. Aujourd’hui la porte de ce temple est toujours fermée parce que la guerre est le véritable nom de notre époque. Incorporée dans le complexe technologique et dans ses muettes injonctions, la guerre est le mouvement planétaire de la démocratie digitale. Le racisme est son « moment de vérité », en cela qu’il affirme explicitement ce que ses machines n’ont jamais cessé de faire aux peuples coloniaux. Le commandement des algorithmes préparent les ordres du Chef. L’extraction du corps, de la terre, de la narure, produit comme contrecoup un commode rempart à l’appartenance nationale et le désir de lyncher le différent. Ce qui a été expérimenté dans les colonies nous revient en pleine figure.
Des rédacteurs de la revue anarchiste « I Giorni e le notti » (Les jours et les nuits, Italie).
19h30 Repas
21h
La non-neutralité de la technique.

La pensée dominante traite les techniques et les technologies comme de simples instruments au service des désirs humains. À cette idée, normalement, il est fréquent d’ajouter celle d’un processus indéfini et continu, qui fait de la trajectoire de développement technologique un destin universel et indiscutable de l’être humain. Ces notions renforcent le paradigme de la neutralité de la technique. Dans ce débat, nous chercherons de détruire et construire une proposition plus ample qui nous permettra de comprendre les techniques comme des créations sociales, comme des éléments non neutres.
Adrian Almazan Gomez, membre du collectif Cul de Sac et de la maison d’édition El Salmon (Espagne), Nicolas du groupe Écran Total (France).

SAMEDI 27

8h Petit-déjeuner
9h
Les machines peuvent produire de la communication ?
Communications automatiques en réseaux digitaux et médiation électronique de la fabrique sociale.
Les réseaux sont une infrastructure de base des sociétés développées occidentales, pour laquelle sont nécessaires d’importants investissements, tant matériels que technologiques. Le progrès de l’intelligence artificielle fait resurgir la question : les machines peuvent-elles être plus intelligentes que les humains. La communication moderne digitale, qui établit la machine comme centrale à la place des humains, contribue à la transformation des relations sociales d’une manière qui nous échappe. Les secrétaires digitales apparaissent ainsi comme ce qui nous sauvera et organisera notre vie quotidienne à travers les algorythmes. Au final, au jeu de l’automation, serons-nous des joueurs ou des pions ?
Collectif GameOver (Grèce).
12h30 Repas
15h
Les dangers du postmodernisme, repenser la nature à l’ère de l’artificiel.
Voilà déjà plusieurs décennies que le paradigme dominant de la pensée est celui que nous connaissons comme la « postmodernité ». Un des effets les plus dangereux de son hégémonie a été la manière avec laquelle le concept de nature a été attaqué. Avec l’excuse de mettre fin à tout l’essentialisme protégé par l’idée de « naturel », les penseurs postmodernes ont entrepris une croisade contre la nature qui prétend réduire tout à un artefact sous notre contrôle. Aujourd’hui toute la pensée qui se prétend critique a l’obligation de critiquer cette idée délirante et redonner de l’espace à la nature.
Adrian Almazan Gomez, membre du collectif Cul de Sac et de la maison d’édition El Salmon (Espagne), Nicolas du groupe Écran Total (France).
19h30 Repas
21h
Il est temps de faire taire la machine pour faire à nouveau parler les corps.
La nouvelle des jeunes filles éditées en Chine représente un nouveau seuil parmi ceux qui ont été franchis, duquel nul ne peut penser revenir en arrière. La reproduction artificielle est une question centrale : c’est mettre dans les mains du système techno-scientifique la dimension de la procréation. C’est une profonde et radicale transformation de l’humain et de tout le vivant qui est en jeu. Le corps, les corps sont au centre et toujours plus sous l’attaque, pris dans un étaux : d’un côté le système techno-scientifique et le biomarché ont en toujours plus besoin et s’en accaparent jusque dans leurs processus vitaux, de l’autre leurs idéologies les déconstruisent et les fragmentent. Un corps fluide, sans confins, sans limites, protéiformes, poreux, malléable et infiniment manipulable. En des temps de re-signification transhumaniste et d’effacement de la réalité-même, une réflexion pour comprendre et faire front aux nouveaux défits du présent et au non sens qui envahit, avec la conscience ardente et profonde d’une urgence et d’une priorité. Dans la dissolution et l’indéterminé postmodernes, nous ne devons pas avoir de doutes sur le chemin que le pouvoir est en train de tracer, et sur le chemin à prendre pour faire dérailler la machine.
Silvia Guerini, Resistenze al Nanomondo (Italia)

DIMANCHE 28

8h Petit-déjeuner.
9h
La nécessité de la résistance
Lutter contre l’exploitation aux temps du nouveau techno-totalitarisme signifie avant tout se rendre compte que ce qui est érodé, ce sont justement les prémisses qui nous font sentir et désirer un monde libre. Ce sont justement les conditions qui rendent possible la vie sur la planète et nous rappellent que nous sommes des animaux parmi une multitude d’autres animaux, qui à leur tour ont besoin d’un environnement intègre pour vivre. Le monde artificiel change les relations et les émotions en des songes virtuels et des environnements synthétiques. Cela ne peut que produire des chimères OGM et des mondes d’intelligence artificielle. Le techno-monde détruit et manipule chaque liberté jusqu’à la racine, récrivant une histoire qui naît en laboratoire et qui utilise le langage de la guerre pour survivre. Les résistants dans ce processus non seulement risqueront de rester derrière, perdus dans des luttes sans contenu, mais ils tarderont toujours plus à le comprendre, à le déchiffrer pour pouvoir aussi l’expliquer. Dans ce non sens généralisé une réaction ne peut plus se faire attendre. Ne plus en être complices n’est plus suffisant. Et qui sait si la graine de la liberté sera celle qui ne voudra pas mourir.
Costantino Ragusa, Résistance au Nanomonde (Italie)

 

Come arrivare

En avion: aéroport Orio al Serio – Bergamo, puis rejoindre la ville (bus n ° 1) et prendre le train pour Brescia
In treno:
Treno da Brescia per Edolo, scendere a Capo di Ponte (1 ora e 35, nove fermate)
proseguire a piedi 1,2 Km
Procedi in direzione sud su Via Nazionale verso Via S. Martino
Alla rotonda prendi la 1ª uscita e prendi Via Sebastiano Briscioli
Svolta a sinistra e prendi Via Santo Stefano
Svolta a sinistra e ancora a sinistra, trovi il Parco Tematico Capo di Ponte, località Prada
In auto:
Da DIREZIONE SUD/OVEST: A Bergamo prendere la SS42 in direzione Edolo, fino a Via Breda a Ceto. Da Via Breda svoltare in Via Nazionale a destra, alla rotonda imboccare la seconda uscita in via Sebastiano Briscioli, svoltare a sinistra per via Santo Stefano e poi ancora a sinistra per il Parco Tematico Capo di Ponte.
Da DIREZIONE SUD/EST: A Brescia prendere la SP510 in direzione Edolo, fino al congiungimento con la SS42 verso Costa Volpino (indicazioni per Darfo B.T./Lovere) ed entrare in SS42 fino a Via Brada a Ceto. Da Via Breda svoltare in Via Nazionale a destra, alla rotonda imboccare la seconda uscita in via Sebastiano Briscioli, svoltare a sinistra per via Santo Stefano e poi ancora a sinistra per il Parco Tematico Capo di Ponte.

PER TUTTA LA 3 GIORNI:
– CAMPEGGIO LIBERO, PORTA LA TENDA
– CIBO SENZA SFRUTTAMENTO ANIMALE E SENZA VELENI A SOTTOSCRIZIONE
– SONO PRESENTI I BAGNI E UNA STRUTTURA AL COPERTO IN CASO DI PIOGGIA
– DISTRIBUZIONI DI MATERIALE INFORMATIVO: PORTA LIBRI, GIORNALI, TESTI CHE VUOI CONDIVIDERE
– MOSTRE

Aiutaci ad organizzare l’incontro al meglio, facci sapere in anticipo della tua presenza.

Per informazioni e contatti:
www.resistenzealnanomondo.org, info@resistenzealnanomondo.org
www.facebook.com/3giornatecontroletecnoscienze

Program – Tree days against the tecno-sciences

THREE DAYS AGAINST THE TECNO-SCIENCES

26-27-28 JULY 2019

Capo di Ponte Theme Park” in Prada – Capo di Ponte (BS) – Italy

FRIDAY 26TH

13. 00 lunch
14. 30 Presentation of the meeting
15. 00
In the temple of Janus. About the relationship between technology, exploitation and racism
For the Italics Janus had two faces: a bearded one depicting the sun and a beardless one depicting the moon. For the Romans, the sun and the moon soon became peace and war. The temple of Janus, in the Roman Forum, was closed in time of peace and open in time of war. Today the door of that temple is always closed because of the war and the unnamed of the present time. Embodied in the technological apparatus and its silent injunctions, war is the planetary movement of digital democracy. Racism is its “moment of truth”, in that it explicitly affirms what its machines have never stopped doing to the colonial peoples. The algorithm command prepares the chief’s orders. The abstraction from the body, from the earth, from nature produces the comfortable bulwark of national belonging and the desire to lynch the different as a backlash. What was experienced in the colonies goes back.
Some of the editors of the anarchist magazine “I Giorni e le Notti” (Days and Nights) (Italy)
19. 30 dinner
21. 00
The non-neutrality of the technique/technology
The dominant thought treats techniques and technologies as simple tools at the service of human desires.
To this idea, normally, it is usual to add the idea of an indefinite and continuous progress that makes the trajectory of technological development a universal and indisputable destiny of the human being.
These notions reinforce the paradigm of technical neutrality.
In this debate we will try to destroy these notions and build a broader proposal that will allow us to understand techniques as social creations, as non-neutral elements.
Adrián Almazán Gómez, member of the Cul de Sac Collective and the publishing house Ediciones El Salmón (Spain), Nicolas del groupo Écran total (France)

SATURDAY 27TH

8. 00 breakfast
9. 00
The dangers of postmodernism, rethinking nature in the era of the artificial
It’s been several decades since the dominant paradigm of thought is what we know as “postmodernity”.
One of the most dangerous effects of its hegemony was the way in which the concept of nature was attacked.
With the excuse of putting an end to all essentialism protected by the idea of “natural”, postmodern thinkers have implemented a crusade against nature that claims to reduce everything to an artifact under our control. Today, all the critical thoughts have the obligation to criticize this delirious idea and return to give space to nature.
Adrián Almazán Gómez, member of the Cul de Sac Collective and the publishing house Ediciones El Salmón (Spain), Nicolas del groupo Écran total (France)
12. 30 lunch
15. 00
Can Machines Produce Communication?
Communication automatics in digital networks and electronic mediation of the social factory
Networks are a basic infrastructure of the western developed societies, for which major investments are needed, both material and ideological. The advance of artificial intelligence brings forward the question if machines can be smarter than humans. Modern digital communication, which establishes the machine as a node rather than humans, contributes to the transformation of social relations in a way that eludes us. Digital secretaries thus appear as the saviours who shall organize our everyday life through algorithms. In the end, within the game of automation, will we be players or pawns?
GameOver Collective (Greece)
19. 30 dinner
21. 00
It’s time to shut up the machine and get the bodies talking again
The news of the children edited in China is another of the thresholds that have been crossed from which no one can think to go back. Artificial reproduction is a central issue: it means putting the dimension of procreation in the hands of the techno-scientific system, at stake there is a profound and radical transformation of the human and the entire living.
The body, the bodies are at the center and increasingly under attack, taken in a grip: on the one hand the techno-scientific system and the bio-market have more and more need of them and they hoard it up to their vital processes, on the other hand their ideologies deconstruct and fragment them. A fluid body, without boundaries, without limits, protein-shaped, porous, malleable and infinitely manipulatible.
In times of transhumanist re-signification and the cancellation of reality itself, a reflection to understand and face the new challenges of the present and the non-sense that spreads with ardent and profound awareness of an urgency and a priority.
In post-modern dissolution and indeterminacy there is no need for doubts about the road that power is increasingly shaping and the road to take to derail the machine.
Silvia Guerini, Resistenze al Nanomondo Collective (Italy)

SUNDAY 28

8. 00 breakfast
9. 00 The necessity of resistance
Fighting against exploitation in these times of the new techno-totalitarianism first of all means realizing that the same premises that make us feel and desire a free world are corroded. The same conditions that make life on the planet possible are eroded and also remind us that we are animals among a multitude of other animals that in turn need an intact environment in which to live. The artificial world is changing relationships and emotions in virtual dreams and synthetic environments, and this can only produce GMO chimeras and worlds of Artificial Intelligence. The techno-world destroys and manipulates every freedom from the root, rewriting a history that comes from laboratories and uses the language of war to survive.
The resistants in this process will not only risk to remain behind, lost in struggles without content, but also they will take much longer to understand the process, to decipher it in order to be able to explain it. In this generalized nonsense, a reaction that can no longer be expected is urgently needed; not being just accomplices is no longer sufficient. And who knows if the seed of freedom will be the hard one to die.
Costantino Ragusa, Resistenze al Nanomondo Collective (Italy)
12. 30 lunch

How to get there

Airport: Orio al Serio – Bergamo, then reach the city (bus number 1) and take the train to Brescia
By Train: Train from Brescia to Edolo, get off at Capo di Ponte (1 hour 35, nine stops)
continue on foot for 1,2 Km
Proceed south on Via Nazionale towards Via S. Martino
At the roundabout take the 1st exit and take Via Sebastiano Briscioli
Turn left and take Via Santo Stefano
Turn left and left again, you will find the “Capo di Ponte Theme Park” in Prada.
By Car:
From SOUTH/WEST DIRECTION: At Bergamo take the SS42 towards Edolo, up to via Breda a Ceto. From Via Breda turn right onto Via Nazionale, at the roundabout take the second exit onto Via Sebastiano Briscioli, turn left onto Via Santo Stefano and then left again onto the Capo di Ponte Theme Park.
From SOUTH/EAST DIRECTION: In Brescia take the SP510 towards Edolo, until the junction with the SS42 towards Costa Volpino (signs for Darfo B.T./Lovere) and enter SS42 up to Via Brada a Ceto. From Via Breda turn right onto Via Nazionale, at the roundabout take the second exit onto Via Sebastiano Briscioli, turn left onto Via Santo Stefano and then left again onto the Capo di Ponte Theme Park.

FOR THE WHOLE THREE DAYS:

– FREE CAMPING, BRING YOUR TENT
– FOOD WITHOUT ANIMAL EXPLOITATION AND WITHOUT POISONS
– TOILETS AND INDOOR STRUCTURE IN CASE OF RAIN
– DISTRIBUTION OF INFORMATION MATERIAL: BRING BOOKS, NEWSPAPERS, TEXTS YOU WANT TO SHARE
– EXHIBITIONS

The debates will be translated into English
Help us to organize the meeting in the best way, let us know in advance of your presence

For information and contacts:
www.resistenzealnanomondo.org info@resistenzealnanomondo.org
www.facebook.com/3giornatecontroletecnoscienze/

Programma – Tre giornate contro le tecno-scienze

TRE GIORNATE CONTRO LE TECNO-SCIENZE

26-27-28 Luglio 2019

Al Parco Tematico Capo di Ponte, località Prada – Capo di Ponte (BS) Italia

VENERDÌ 26

13.00 pranzo
14.30 Presentazione dell’incontro
15.00
Nel tempio di giano. Sul rapporto tra tecnologia, sfruttamento e razzismo
Per gli italici Giano aveva due facce: una barbuta che raffigurava il sole e una imberbe che raffigurava la luna. Per i Romani sole e luna divennero ben presto pace e guerra. Il tempio di Giano, nel Foro Romano, restava chiuso in tempo di pace e aperto in tempo di guerra. Oggi la porta di quel tempio è sempre chiusa perché la guerra e l’innominato del tempo presente. Incorporata nell’apparato tecnologico e nelle sue ingiunzioni mute, la guerra è il movimento planetario della democrazia digitale. Il razzismo è il suo “momento di verità”, in quanto afferma esplicitamente ciò che le sue macchine non hanno mai smesso di fare ai popoli coloniali. Il comando degli algoritmi prepara gli ordini del Capo. L’Astrazione dal corpo, dalla terra, dalla natura produce come contraccolpo il comodo baluardo dell’appartenenza nazionale e il desiderio di linciare il diverso. Quello che è stato sperimentato nelle colonie torna indietro.
Alcuni redattori della rivista anarchica ” I giorni e le notti” (Italia)
19.30 cena
21.00
La non neutralità della tecnica
Il pensiero dominante tratta le tecniche e le tecnologie come semplici strumenti al servizio dei desideri umani.
A questa idea, normalmente, è solito aggiungere quella di un progresso indefinito e continuo che rende la traiettoria di sviluppo tecnologico un destino universale e indiscutibile dell’essere umano.
Queste nozioni rafforzano il paradigma della neutralità della tecnica.
In questo dibattito cercheremo di distruggerle e costruire una proposta più amplia che ci permetterà di capire le tecniche come creazioni sociali, come elementi non neutrali.
Adrián Almazán Gómez, membro del Collettivo Cul de Sac e la casa editrice Ediciones El Salmón (Spagna), Nicolas del groupo Écran total (Francia)

SABATO 27

8.00 colazione
9.00
Le macchine possono produrre comunicazione?
Comunicazioni automatiche in reti digitali e mediazione elettronica della fabbrica sociale
Le reti sono un’infrastruttura basilare delle società sviluppate occidentali, per le quali sono necessari importanti investimenti, sia materiali che ideologici. Il progresso dell’intelligenza artificiale porta avanti il quesito se le macchine possono essere più intelligenti degli esseri umani. La moderna comunicazione digitale, che stabilisce la macchina come centro al posto degli esseri umani, contribuisce alla trasformazione delle relazioni sociali in un modo che ci sfugge. Le segretarie digitali appaiono così come i salvatori che organizzeranno la nostra vita quotidiana attraverso algoritmi. Alla fine, nel gioco dell’automazione, saremo giocatori o pedine?
Collettivo GameOver (Grecia)
12.30 pranzo
15.00
I pericoli del postmodernismo, ripensare la natura nell’era dell’artificiale
Sono passati diversi decenni da quando il paradigma dominante del pensiero è quello che noi conosciamo come “postmodernità”.
Uno degli effetti più pericolosi della sua egemonia è stato il modo nel quale si ha attaccato il concetto di natura.
Con la scusa di porre fine a tutto l’essenzialismo protetto dall’idea di “naturale”, i pensatori postmoderni hanno attuato una crociata contro la natura che pretende di ridurre tutto ad un artefatto sotto il nostro controllo. Oggi tutto il pensiero che si dice critico ha l’obbligo di criticare questa idea delirante e tornare a dare spazio alla natura.
Adrián Almazán Gómez, membro del Collettivo Cul de Sac e la casa editrice Ediciones El Salmón (Spagna), Nicolas del groupo Écran total (Francia)
19.30 cena
21.00
È ora di far tacere la macchina per tornare a far parlare i corpi
La notizia delle bambine editate in Cina rappresenta un’altra delle soglie che sono state oltrepassate da cui nessuno può pensare di tornare indietro. La riproduzione artificiale è una questione centrale: è mettere in mano al sistema tecno-scientifico la dimensione della procreazione, in gioco c’è una trasformazione profonda e radicale dell’umano e dell’intero vivente.
Il corpo, i corpi sono al centro e sempre più sotto attacco, presi in una morsa: da un lato il sistema tecno-scientifico e il biomercato ne hanno sempre più bisogno e se ne accaparrano fin dentro i loro processi vitali, dall’altro lato le loro ideologie li decostruiscono e li frammentano. Un corpo fluido, senza confini, senza limiti, proteiforme, poroso, malleabile e infinitamente manipolabile.
In tempi di risignificazione transumanista e cancellazione della stessa realtà, una riflessione per capire e far fronte alle nuove sfide del presente e al non senso che dilaga con la consapevolezza ardente e profonda di un’urgenza e di una priorità. Nella dissoluzione e indeterminatezza postmoderna non servono dubbi sulla strada che il potere sta delineando sempre di più e sulla strada da intraprendere per far deragliare la macchina.
Silvia Guerini, Resistenze al Nanomondo (Italia)

DOMENICA 28

8.00 colazione
9.00
La necessità della resistenza
Lottare contro gli sfruttamenti ai tempi del nuovo tecno-totalitarismo significa prima di tutto rendersi conto che ad essere erose sono le stesse premesse che ci fanno sentire e desiderare un mondo libero. Ad essere erose sono le stesse condizioni che rendono possibile la vita sul pianeta e ci ricordano che siamo animali tra una moltitudine di altri animali che a loro volta necessitano di un’ambiente integro in cui vivere. Il mondo artificiale sta cambiando le relazioni ed emozioni in sogni virtuali e ambienti sintetici, questo può produrre solo chimere OGM e mondi di Intelligenza Artificiale. Il tecno-mondo distrugge e manipola ogni libertà fin dalla radice, riscrivendo una storia che nasce dal laboratorio e che utilizza il linguaggio della guerra per sopravvivere.
I resistenti in questo processo non solo rischieranno di rimanere indietro, persi in lotte senza contenuto, ma tarderanno sempre più a comprenderlo, a decifrarlo per poterlo anche spiegare. In questo non senso generalizzato urge una reazione che non può più farsi attendere; non esserne solo complici non è più sufficiente. E chissà se il seme della libertà sarà quello duro a morire.
Costantino Ragusa, Resistenze al Nanomondo (Italia)
12.30 pranzo


Come arrivare

In treno:
Treno da Brescia per Edolo, scendere a Capo di Ponte (1 ora e 35, nove fermate)
proseguire a piedi 1,2 Km Procedi in direzione sud su Via Nazionale verso Via S. Martino
Alla rotonda prendi la 1ª uscita e prendi Via Sebastiano Briscioli
Svolta a sinistra e prendi Via Santo Stefano
Svolta a sinistra e ancora a sinistra, trovi il Parco Tematico Capo di Ponte, località Prada
In auto:
Da DIREZIONE SUD/OVEST: A Bergamo prendere la SS42 in direzione Edolo, fino a Via Breda a Ceto. Da Via Breda svoltare in Via Nazionale a destra, alla rotonda imboccare la seconda uscita in via Sebastiano Briscioli, svoltare a sinistra per via Santo Stefano e poi ancora a sinistra per il Parco Tematico Capo di Ponte.
Da DIREZIONE SUD/EST: A Brescia prendere la SP510 in direzione Edolo, fino al congiungimento con la SS42 verso Costa Volpino (indicazioni per Darfo B.T./Lovere) ed entrare in SS42 fino a Via Brada a Ceto. Da Via Breda svoltare in Via Nazionale a destra, alla rotonda imboccare la seconda uscita in via Sebastiano Briscioli, svoltare a sinistra per via Santo Stefano e poi ancora a sinistra per il Parco Tematico Capo di Ponte.

PER TUTTA LA 3 GIORNI:
– CAMPEGGIO LIBERO, PORTA LA TENDA
– CIBO SENZA SFRUTTAMENTO ANIMALE E SENZA VELENI A SOTTOSCRIZIONE
– SONO PRESENTI I BAGNI E UNA STRUTTURA AL COPERTO IN CASO DI PIOGGIA
– DISTRIBUZIONI DI MATERIALE INFORMATIVO: PORTA LIBRI, GIORNALI, TESTI CHE VUOI CONDIVIDERE
– MOSTRE

Gli interventi e i dibattiti saranno tradotti in inglese

Aiutaci ad organizzare l’incontro al meglio, facci sapere in anticipo della tua presenza

Per informazioni e contatti:
www.resistenzealnanomondo.org, info@resistenzealnanomondo.org
www.facebook.com/3giornatecontroletecnoscienze/

 

Riflessioni sparse leggendo il libro “Smagliature digitali”. In occasione dell’iniziativa “Gorgoni – corpi imprevisti”

Per un mondo biotecnologico!
Il potenziale sovversivo e liberatorio delle tecno-scienze
a cura di tecno-corpi, cyborg, ibridi e oncotópe dai laboratori della Du Pont

Riflessioni sparse leggendo il libro “Smagliature digitali”.
In occasione dell’iniziativa “Gorgoni – corpi imprevisti” del 5 maggio al FOA Boccaccio a Monza [1].

Il libro “Smagliature digitali” contiene vari saggi. Uno di questi è il manifesto Xenofemminista, recente è la pubblicazione di “Xenofemminismo” di Helen Hester. È più semplice criticare questo estremo hi-tech dove tutto è riprogettabile [2], più difficile scorgere e mettere in luce che siamo già arrivate a un punto in cui l’attivismo e le analisi trans-femminista e queer sono portatrici delle stesse logiche neoliberali di mercificazione, di ingegnerizzazione del vivente e di superamento dei limiti di questo sistema tecno-scientifico. Tendenze figlie di questi tempi che si presentano come radicali e sovversive, ma che andranno solo a rafforzare le fondamenta su cui si regge questa società.
Senza giri di parole, quello che noi vorremmo distruggere per un mondo altro, chi porta avanti queste analisi lo vorrebbe mantenere. Ci troviamo davanti a un adesione entusiasta al tecno-mondo e a un’ammirazione delle tecnologie.
Già da tempo il personale ha fagocitato il politico, perché è certamente più facile essere in un continuo processo di cambiamento individuale, considerandolo come la chiave per cambiare la società, invece che guardare fuori da sé intraprendendo un percorso di lotta. Ma bisogna intendersi anche su questo. Perchè è di moda pensare che autoprodursi sex-toys sia una pratica sovversiva. Così nascono come funghi laboratori ludici di giocattoli sessuali e di mutande masturbatorie, come se davvero questo possa intaccare in qualche modo questo sistema.
Un saggio di “Smagliature digitali” ci illustra il “pornoattivismo accademico”, un’altro gioco, da chi può permettersi il lusso di giocare mentre tutto attorno precipita sempre di più. Così in questo teatro dell’assurdo basta calarsi le mutande in qualche performans trans-queer per destabilizzare e sovvertire… quanto è lontana e quando è profondamente altra cosa, la tensione che contraddistingue un lottare fino in fondo, fuori dalle stanze accademiche e fuori dai social network, correndo sotto le stelle fino all’ultimo respiro…
Se tutto si limitasse a questo ci sarebbe solo da ridere, ma il problema è che ci troviamo davanti a un sostegno di tutti gli sviluppi delle tecno-scienze. E la critica agli “eccessi” dei processi tecno-scientifici non è ingenuità, ma un modo per darsi una facciata alternativa e radicale, in questo non c’è nulla di diverso dai ricercatori che parlano dei rischi e degli effetti collaterali previsti, pronti con le loro nuove star-up e ricerche ben finanziate per trovare presunte soluzioni ai precedenti disastri. Come se fosse davvero possibile poter gestire i Big data e che un’accellerazione delle tecnologie possa risolvere le disuguaglianze. Come se il problema fosse solo la gestione di tali processi e non i processi in sé. Non esistono “usi impropri” delle tecnologie: un drone nella sua stessa progettazione è previsto sia per uno scenario di guerra, sia per un controllo sociale, sia per salvare dispersi in montagna. Qual’è l’uso improprio tra questi? Nessuno. Dai laboratori per la salute pubblica possono uscire innovative nanoarmi o sofisticati sistemi di controllo, i piani sono così intrecciati e indispensabili tra loro che non è possibile scinderli. Nessuna ricerca e nessuna applicazione è neutrale.
Le autrici del libro rivendicano di volersi riappropriare delle tecno-scienze considerandole come potenzialmente liberatorie e scrivono che “la tecnologia è sempre il prodotto di un’organizzazione sociale della quale mira a riprodurre i rapporti di potere e le categorizzazioni”, arrivando a concludere che “rinunciare agli strumenti del padrone, quindi, non significa rinunciare alla tecnica, ma all’organizzazione dalla quale è prodotta e che ricrea.”
I processi delle nano-bio-info-neuro scienze non sono più definibili come meri prodotti di un’organizzazione sociale, così come non producono meri strumenti tecnologici. Sono dei processi che creano e modificano la realtà cambiando gli stessi paradigmi di pensiero su come vediamo il mondo e noi stesse/i. Un microscopio a effetto tunnel non è un semplice strumento, costruisce un mondo in cui la materia è ideata, misurata e quindi modificata a livello nanotecnologico.
Risulta evidente che non basta cambiare organizzazione sociale per dare uno altro sviluppo alle nano-bio-info-neuro scienze. In sé il mondo che creano è un mondo in cui i corpi tutti sono scomponibili, modificabili, ingegnerizzabili. Un mondo dove la schiavitù diventa co-gestione volontaria del proprio sfruttamento e delle nocività onnipresenti, in cui ogni possibilità di autonomia rimasta si assottiglia sempre di più.
Ma forse è proprio questo che attira, la manipolazione genetica, le mutazioni genetiche causate dalla tossicità rimandano alla manipolazione dei corpi, le autrici mettono in luce la centralità delle nuove tecnologie, in particolare delle “biotecnolgie per la mutazione del corpo trans” e le tecnologie di riproduzione artificiale. Biotecnologie che “proprio perché biosono il corpo stesso”. Questa sovrapposizione è agghiacciante.
Haraway è un riferimento e fonte di ispirazione continua e costante in vari contesti trans-femministi queer, curioso e paradossale che lo sia anche nei contesti antispecisti e che parlano di resistenza animale nonostante offra una copertura ideologica e una giustificazione alla sperimentazione animale, all’allevamento, uccisione di animali per scopi di ricerca e alimentari e all’ingegneria genetica.
Per chi avesse la memoria corta è utile ricordare queste sue parole: “Si, tutti i calcoli valgono ancora; si, difendo l’uccisione degli animali per delle ragioni e in particolari condizioni material-semiotiche che ritengo tollerabili in base al calcolo di un bene superiore.” Haraway afferma inoltre che l’animale all’interno del laboratorio avrebbe uno spazio di libertà: “gli esperimenti non possono dare risultati in assenza di cooperazione da parte degli animali”. Che libertà sadica e perversa, all’interno dei laboratori c’è solo sottomissione e coercizione: animali rinchiusi, immobilizzati in strutture di contenzione, sottoposti a torture, come immaginare una cooperazione?
Haraway pensa agli animali in un laboratorio non come vittime, ma come “attori del laboratorio” attribuendogli un potere d’azione che nella realtà è loro negato ed effettua un riconfiguramento perverso e crudele dove i vivisettori diventano “persone che assistono agli animali”, “addetti alla cura degli animali” per ottenere i risultati sperimentali e l’animale diventa “paziente”.
“Come potrebbero, nell’ambito dell’attuale situazione culturale, femministe e antirazzisti fare a meno del potere del laboratorio di rendere dubbio ciò che è ritenuto normale?” si chiede Haraway ed in “Xenofemminismo” di Hester leggiamo di “portare il laboratorio alle comunità queer” e fare di queste un laboratorio.
In tutte queste risignificazioni il laboratorio non è più un luogo di dominio da distruggere, ma un luogo da cui trarre aspirazione. Tutto ciò che esce da un laboratorio non può essere considerato quale elemento potenzialmente in grado di scardinare la struttura di potere di cui è intriso almeno che non si consideri la stessa ricerca scientifica neutrale.
Se trans-xeno-femministe, queer e antispecisti si trovano a loro agio tra creature transgeniche, se si trovano a loro agio nelle stanze dei laboratori significa che non sono più in grado di vedere la violenza, l’orrore, il dominio per quello che sono.
In questi tempi ci si rivendica cyborg, macchine e ibridi. Ma cosa significano e a cosa portano questi giochi di parole?
Il cyborg diventa la nuova soggettività femminista e simbolo dell’anti materno. Una nuova soggettività che viene ripensata – e poi ridisgregata nella dissoluzione del soggetto nel post-moderno – nel rapporto con le bio-nanotecnologie e con le tecnologie dell’informazione. Questo consegna nelle mani in camice bianco del sistema tecno-scientifico la dimensione della procreazione e apre le porte a un’unica dimensione totalizzante dove l’uomo diventerà perfettamente integrato nel sistema tecnico e adattato alle sue nocività.
L’ibrido acquisisce un significato positivo e sovversivo cancellando la realtà di quello che è: un animale transgenico per la ricerca. E le chimere genetiche, come le nano-biotecnologie, non tornano più indietro dal laboratorio che le ha prodotte. Ci si rende conto che la tanto citata oncotópa è un topo femmina a cui è stato inoculato il cancro? Ci si rende conto di cosa si sta parlando quando con gioia ci si rivendica ibridi e chimere?
Nelle pagine di questo libro, ben rappresentativo delle tendenze contemporanee, scorrono costanti fobie del corpo, dei limiti, della natura, che si fondono con l’esaltazione delle tecnologie: la natura è vista come una gabbia e la tecnica come “una via di fuga e persino di godimento”. Sicuramente sono parole di chi ha uno sguardo privilegiato sul mondo, non so quanto sarebbero godibili ed entusiasmanti i processi tecnologici e la riproduzione artificiale per quelle comunità che estraggono il coltan per la produzione di microchip, per quelle donne che affittano l’utero o vendono ovuli, per quegli animali sottoposti a esperimenti per la creazione di uteri artificiali.
Se non esiste un limite tutto è possibile e le potenzialità di questo affascinano i tecno-scienziati, i transumanisti e il movimento queer. Il voler cancellare ogni limite e, di fatto, cancellare la realtà materiale dei corpi, rappresentano i punti di incontro tra il trans-xeno-femminismo, il queer e il transumanesimo e nel più perverso riconfiguramento la liberazione del corpo diventa la liberazione dal corpo.
Il corpo, i corpi sono al centro e sempre più sotto attacco, presi in una morsa: da un lato il sistema ne ha bisogno e se ne accaparra fin dentro i loro processi vitali, dall’altro lato le sue ideologie li decostruiscono e li frammentano. Un corpo fluido, senza confini, senza limiti, proteiforme, poroso, malleabile e infinitamente manipolabile. È il corpo del post-moderno, del sistema tecno-scientifico e delle derive queer che lo definiscono “un’invenzione”, “un’entità tecno-modificabile”, “una tecnologia da hacherare”, “una piattaforma rielaborabile in cui le biotecnologie possono offrire nuove possibilità”. Un corpo smaterializzato, ma il sistema tecno-scientifico e il biomercato della sua materia hanno sempre più bisogno.
“Il corpo nella teoria femminista contemporanea cessa di essere un robusto luogo materiale, ma viene trasformato in un luogo fluido di contingenza. Che può essere ridefinito da ciascuno per se stesso. […] La sostanza fisica del corpo sembra essere persa nelle sue molteplici rappresentazioni.” [3]
Troppe cose sfumano, diventano indefinite. Manteniamo invece belle nette queste linee di demarcazione tra organico/inorganico, carne/metallo, circuiti elettronici/sistemi nervosi, vita/morte, natura/artificiale.
Mai così vicino sono corse insieme istanze che si definiscono anarchiche, antispeciste, femministe alle istanze di questo mondo biotecnologico. Queste analisi che stanno sempre più penetrando in tutti i contesti fino a diventare la normalità sono in grado di scavare solchi profondi andando a intaccare la comprensione della realtà attorno a noi, andando a cancellare ogni possibile conflittualità con questo esistente.
Il manifesto dell’iniziativa riconosce “l’importanza di forme di resistenza e liberazione creativamente (e forse anche felicemente) compromesse con le tecnologie”. Come non è possibile la coesistenza tra nocività e un mondo libero e naturale, non è conciliabile un’opposizione dentro il sistema tecno-scientifico e che prenda spunto dai suoi stessi paradigmi. Tutto quello che si porrà in questo modo come un’alternativa non solo sarà recuperato dal sistema stesso, ma ne sarà parte integrante e funzionale al suo mantenimento e rafforzamento. L’unica resistenza e liberazione possibile è nel sovvertire questo tecno-mondo.
Viviamo in tempi strani, un’iniziativa con tali contenuti all’interno di uno spazio che si definisce anarchico, con tanto di intervista da radio di movimento [4]. Senza un sobbalzo, un arresto, una perplessità, il tutto nella più totale normalità.
Quando le persone concederanno al sistema tecno-scientifico, oltre alla gestione della propria salute, la totale gestione di ogni ambito della propria vita, del proprio corpo e della procreazione, sarà difficile riuscire a innestare una critica che non verrà considerata folle, perché ci si troverà a combattere ciò che verrà percepito e vissuto come una normalità. Una normalità che sta penetrando anche in quei contesti che dovrebbero respingere ogni logica di mercificazione, assoggettamento e di ingegnerizzazione e artificializzazione dell’intero vivente.

Silvia Guerini, Maggio 2019
www.resistenzealnanomondo.org

 

Bibliografia:
Braidotti, R.
2013 “The Posthuman”, Polity Press; tr. it “Il Postumano, La vita oltre l’individuo, oltre la specie, oltre la morte”, Derive Approdi, Roma 2014.
2015 “Per amore di zoe”, intervista di Filippi M. e Adorni A., in Liberazioni, Rivista di critica antispecista, Anno VI, n. 21.
2017 Per una politica affermativa, Mimesis, Milano-Udine.

Cossutta, C., Greco, V., Mainardi, A., Voli, S.
2018 “Smagliature digitali, corpi, generi e tecnologie”, Agenzia X, Milano.

Haraway, J.D.
1991 “A Cyborg Manifesto”, Routledge, New York; tr. it “Manifesto cyborg, Donne, tecnologie e biopolitiche del corpo”, Feltrinelli, Milano 1995, 2018.
1997 “Modest_Witness@Second_Milleninium. Female Man Meets onco Mouse, Routledge”, London; tr. it. “Testimone-modesta@femaleman-incontra-Oncotopo. Femminismo e tecnoscienza”, Feltrinelli, Milano 2000.

Hester, H.
2018 “Xenofeminism”, Polity books, Cambridge, tr. it “Xenofemminismo”, Nero, Roma 2018.

Weisberg, Z.
2010 “Le promesse disattese dei mostri. La Haraway, gli animali e l’eredità umanista”, in Filippi, M., Trasatti, F., a cura di, “Nell’albergo di Adamo. Gli animali, la questione animale e la filosofia”, Misesis, Milano-Udine.

 

Note:
1. https://boccaccio.noblogs.org/post/2019/04/26/gorgoni/
2. “Xenofemminismo. L’aberrazione è già qui.”, www.resistenzealnanomondo.org/documenti/xenofemminismo-laberrazione-e-gia-qui
3. “Il corpo nello specchio delle nuove tecnologie”, www.gameoversite.gr
4. http://navdanya.radiondadurto.org/2019/04/18/gorgoni-corpi-imprevisti/

 

 

THREE DAYS AGAINST THE TECNO-SCIENCES 26-27-28 JULY 2019

THREE DAYS AGAINST THE TECNO-SCIENCES
26-27-28 JULY 2019
Capo di Ponte (BS) Italy

The program will come soon

Today more than ever, we feel the necessity to organize a meeting involving comrades from different countries already engaged in a critique and in opposition to developments of techno-sciences. An important moment to exchange and share analyses, reflections and experiences, to reinforce criticism and refine one’s thinking even more in confrontation with other groups and individualities that have been pursuing for a long time paths of opposition to the developments of techno-sciences.

In the face of the aridity and degeneration of contemporary thought and the lack of awareness of the pervasive, totalizing and above all irreversible nature of techno-sciences, a lucid analysis of the present is needed on the reality that transforms itself and transforms us.
In today’s society, control takes on new forms through computerization and digitalization of the planet and of our lives. If GM plants contaminate the surrounding environment, if nanotubes and fullerenes infiltrate cells; smart dust, RFID and sensors are preparing to cover every place and our own body, in the “intelligent planet” of IBM, a world strewn and infiltrated by invisible harmfulness, we will become communicating machines and harmfulness will become ecological, social systemic and global.
A profound and radical transformation of the human and of the whole living is taking place. In the biotech paradigm it has been a long time since the experiment has no longer just inside the walls of the laboratories, but the laboratory is the whole world and the bodies themselves become living laboratories. But the phase we are facing now is even more insidious: the same biotechnologies are changing from how we have known them until now. The real work of the biotech industry, a complex of multinationals, universities, research institutions, foundations, trade associations, no longer has the aim to demonstrate that genetic engineering is without consequences, but their aim is to totally change its face: the new face of biotechnology is called genetic editing. The news of the girls edited in China is another of the thresholds that have been exceeded, from which no one can think of going back.
In artificial reproduction, eugenics take place in test tubes and soon the new progressive left and the new cyborg-neoliberal feminism will invoke the public eugenics, from the GPA “ethics” (Surrogate Gestation) and the PMA (Medically Assisted Procreation) for everyone, they will ask for editing for everyone. All of this is in perfect conformity with the direction that has already been undertaken to make an act of selection of the human and the transhumanist world, protagonist of the CRISPR revolution, which does not want to let the possible applications on the man of this new technology of genetic engineering escape.
The production of exploitable and engineerable bodies and the dream of freeing themselves from the body of limited and deadly flesh meet in transhumanist ideology. Techno-sciences are not neutral, not only in what they aim at, whether or not they arrive at the result, but already upstream, in their idea of redesigning the world that makes bodies all available, unimaginable, modifiable, engineerable in an infinite availability of bodies.
We live in a context in which the same very foundations are being undermined in order to hear something else, to imagine something else and therefore to deny the existent and to act against it. If everything is relative and interpretable, the reality against which we can rebel no longer exists. The actual subject no longer exists, deconstructed and disintegrated by the post-modern to be recreated for use and consumption of markets and the techno-scientific system: a perfectly compliant, neutral, fluid, malleable, spongy, protean individual. The post-modern re-signifies and erases the reality itself, in a reversed world in which nature does not exist, commodification becomes freedom, in which there must not be limits anymore. But if there is no limit, everything is possible.
Too many things fade and become undefined. Instead, we would like to keep these lines of demarcation between organic / inorganic, flesh / metal, electronic circuits / nervous systems, life / death, nature / artificial, totally clear. We also have to have clearly understood what we will not let be destroyed and also what we will not allow to be deconstructed neither from the techno-scientific system nor from post-modernism with its false critics and opponents. Nature, bodies, the living cannot be deconstructed. By deconstructing them, the road to the transformation of the whole world into a living laboratory is being smoothed.
Resistance is undermined not only by the power system, but also by these contemporary trends. The reflux of the seasons of struggle has seen many protesters land in happy islands which are more virtual than real, helping themselves with those new ideologies built by academics who, from the comfort of their desks, are committed to complicating things or confusing them, where on the contrary everything is extremely clear.
The state and its apparatuses, abandoning and partly exceeding their historical role, have become functional to the technological process. A process that is embodied in research centers, in giants like Google, IBM, Microsoft, agroindustrial multinationals, pharmaceutical and biotechnology companies.
How to imagine building another community if the foundations for survival will be undermined? If daughters and sons will be conceived in test tubes? If the individual will be more and more atomized, homologated and infinitely modifiable? If the biodiversity of the planet will be irreparably compromised?
Aware of what is at stake, it emerges that it is essential and urgent to join forces, to weave analyses and paths of struggle into an international network.

Resistenze al Nanomondo Collective
www.resistenzealnanomondo.org
For info and contacts: info@resistenzealnanomondo.org

pdf: THREE DAYS AGAINST THE TECNO-SCIENCES

TRE GIORNATE CONTRO LE TECNO-SCIENZE 26-27-28 Luglio 2019

TRE GIORNATE CONTRO LE TECNO-SCIENZE
26-27-28 Luglio 2019
Capo di Ponte (BS) Italia

A breve il programma

Oggi più che mai sentiamo la necessità di organizzare un incontro coinvolgendo compagni e compagne di diversi paesi già impegnati/e in una critica e in percorsi di opposizione agli sviluppi delle tecno-scienze. Un importante momento per scambiare e condividere analisi, riflessioni ed esperienze, per rafforzare la critica e affinare ancora di più il proprio pensiero nel confronto con altri gruppi e individualità che portano avanti da tempo percorsi di opposizione agli sviluppi delle tecno-scienze.

Di fronte all’aridità e alla degenerazione del pensiero contemporaneo e di fronte a alla poca consapevolezza della portata pervasiva, totalizzante e soprattutto irreversibile delle tecno-scienze, è necessaria un’analisi lucida sul presente e sulla realtà attorno a noi che si trasforma e ci trasforma.
Nella società di oggi il controllo assume nuove forme attraverso l’informatizzazione e la digitalizzazione del pianeta e delle nostre vite. Se piante ogm contaminano l’ambiente circostante, se nanotubi e fullereni si infiltrano nelle cellule, smart dust, RFID, sensori si preparano a ricoprire ogni spazio e il nostro stesso corpo, nel “pianeta intelligente” di IBM, un mondo cosparso e infiltrato da nocività invisibili, diventiamo macchine comunicanti e dove la nocività diventa ecologica, sociale e sistemica.
Stà avvenendo una trasformazione profonda e radicale dell’umano e dell’intero vivente. Nel paradigma biotech l’esperimento già da tempo non è più solo dentro le mura dei laboratori, il laboratorio è il mondo intero e i corpi stessi diventano dei laboratori viventi. Ma La fase che ci troviamo ad affrontare adesso è ancora più insidiosa: le stesse biotecnologie stanno mutando da come le abbiamo conosciute fino adesso. Il vero lavoro per l’Industria del biotech, un complesso di multinazionali, Università, Enti di ricerca, fondazioni, associazioni di categoria, non è più dimostrare che l’ingegneria genetica è priva di conseguenze, ma cambiarne completamente volto: il nuovo volto delle biotecnologie si chiama editing genetico. La notizia delle bambine editate in Cina rappresenta un’altra delle soglie che sono state oltrepassate da cui nessuno può pensare di tornare indietro.
Nella riproduzione artificiale l’eugenetica avviene in provetta e ben presto la nuova sinistra progressista e il nuovo femminismo cyborg-neoliberale invocheranno a gran voce l’eugenetica pubblica, dalla GPA “etica”, dalla PMA per tutte e tutti chiederanno l’editing per tutte e tutti. Il tutto perfettamente conforme alla direzione che è già stata intrapresa di selezione dell’umano e al mondo transumanista, protagonista della rivoluzione CRISPR, che non si vuole lasciare sfuggire le possibili applicazioni sull’uomo di questa nuova tecnologia di ingegneria genetica.
La produzione di corpi sfruttabili, predabili, ingegnerizzabili e il sogno di liberarsi dal corpo di carne limitato e mortale si incontrano nell’ideologia transumanista. Le tecno-scienze non sono neutrali non solo in ciò che si prefiggono, che arrivino o meno al risultato, ma già a monte, nella loro idea di riprogettazione del mondo che rende i corpi tutti disponibili, smembrabili, modificabili, ingegnerizzabili in un’infinita disponibilità dei corpi.
Viviamo in un contesto in cui vengono minate le stesse basi per un sentire altro, per un immaginare altro e quindi per negare l’esistente e per un agire contro. Se tutto è relativo e interpretabile non esiste più la realtà contro cui rivoltarsi. Lo stesso soggetto non esiste più, decostruito e disgregato dal post-moderno per essere ricreato ad uso e consumo dei mercati e del sistema tecno-scientifico: un individuo perfettamente conforme, neutro, fluido, malleabile, spugnoso, proteiforme. Il post-moderno risignifica e cancella la stessa realtà, in un mondo alla rovescia in cui la natura non esiste, la mercificazione diventa libertà, in cui non devono più esistere limiti. Ma se non esiste un limite tutto è possibile.
Troppe cose sfumano, diventano indefinite. Vorremmo invece mantenerle belle nette queste linee di demarcazione tra organico/inorganico, carne/metallo, circuiti elettronici/sistemi nervosi, vita/morte, natura/artificiale. Avendo ben chiaro ciò che non lasceremo distruggere e anche ciò che non lasceremo decostruire nè dal sistema tecno-scientifico nè dal post-modernismo con i suoi finti critici e oppositori. La natura, i corpi, il vivente non si possono decostruire. Decostruendoli si appiana la strada alla trasformazione di tutto il mondo in un laboratorio vivente.
La resistenza è minata non solo dal sistema di potere, ma anche da queste tendenze contemporanee. Il riflusso delle stagioni di lotta ha visto approdare tanti contestatori in isole felici fatte più di virtuale che di reale, aiutandosi con quelle nuove ideologie costruite da accademici che, dal comodo delle loro scrivanie, si sono impegnati a complicare le cose o a confonderle, dove invece tutto è estremamente chiaro.
Lo stato e i suoi apparati abbandonando e superando in parte il loro ruolo storico sono diventati funzionali al processo tecnologico. Un processo che si incarna nei centri di ricerca, nei colossi come Google, IBM, Microsoft, nelle multinazionali agro-alimentari, farmaceutiche e biotecnologiche.
Come immaginare di costruire una comunità altra se le basi stesse per la sopravvivenza saranno minate alla base? Se le figlie e i figli saranno concepite/i in provetta? Se l’individuo sarà sempre più atomizzato, omologato e infinitamente modificabile? Se la biodiversità del pianeta sarà irrimediabilmente compromessa?
Consapevoli della posta in gioco emerge come sia essenziale e urgente unire le forze, intrecciare analisi e percorsi di lotta anche in una rete internazionale.

Collettivo Resistenze al Nanomondo
www.resistenzealnanomondo.org
per informazioni e contatti: info@resistenzealnanomondo.org

scarica qui il pdf e diffondi: TRE GIORNATE CONTRO LE TECNO-SCIENZE

III INCONTRO ANARCHICO CONTRO IL SISTEMA TECNOLOGICO E IL SUO MONDO

25-26-27 Maggio – Madrid

Per il terzo anno consecutivo avrà luogo nel CSOA La Gatonera (C / Valentín Llaguno, 32) l’Incontro contro il sistema tecno-industriale.

Questo incontro nasce dalla necessità di generare un discorso contro il sistema di dominio in cui abbiamo, questo sistema permea il mondo che ci circonda sotto una logica tecno-scientifica in cui tutto è misurabile, quantificabile e quindi soggetto al controllo. Questo sviluppo si basa sulla sostituzione dei processi naturali per i processi tecnici che sottopongono gli individui, gli animali e l’ecosistema alla mega macchina.
Come anarchici, crediamo che la lotta debba integrare la necessità di proteggere il nostro ambiente e recuperare l’autonomia che questo sistema ci ha tolto.

Durante l’incontro si terranno i seguenti interventi:

– Intelligenza artificiale
– Lotta contro lo sviluppo tecnologico in Inghilterra
– Transumanesimo
– Contro l’ecoestremismo e le tendenze misantropiche

E molto altro …

+ Informazioni presto su: contratodanocividad.espivblogs.net
Per contattare: contratodanocividad@riseup.net

GO AND SPREAD
PER LA LIBERAZIONE TOTALE!

Madrid – Azione contro la ricerca sugli animali geneticamente modificati

Lo scorso martedì 27 novembre, giorno prima dell’inizio del corso “introduzione alla ricerca sugli animali geneticamente modificati” che si svolge presso l’ordine nazionale dei medici veterinari, è stata sigillata la porta dell’edificio, buttata della vernice sulla facciata e per terra, e incollati manifesti contro la ricerca genetica.

Lo Stato ormai da parecchi anni sta incrementando questo tipo di corsi e ricerche dove vengono torturati animali con l’obiettivo di applicare tali risultati alla vita umana, per poter controllare in questo modo tutti gli aspetti della nostra vita e dell’ambiente.

Quindi, è necessario conoscere questo tipo di progetti, che stanno incrementando, per poter contrastare l’avanzamento tecno-scientifico.

MORTE ALLO STATO E VIVA L’ANARCHIA

 

Info: anarhija.info

Editing genetico per tutti! Chi li sta fermando?

 

Quando parliamo di ingegneria genetica siamo abituati sempre a pensare come se ci trovassimo in una specie di fase di passaggio o addirittura parliamo di scenari in là da venire. In genere quello che percepiamo e trasmettiamo è un monito a informarci e ad agire, altrimenti il rischio sarebbe di ritrovarsi sommersi dal transgenico.
La fase che ci troviamo ad affrontare adesso è ancora più pericolosa: non solo siamo nel pieno dell’era biotecnologica e transumanista, con tutto un sistema tecno-scientifico che va in questa direzione, ma le stesse biotecnologie stanno diventando un’altra cosa. O meglio stanno mutando da come le abbiamo conosciute fino adesso.
Il vero lavoro per l’Industria del Biotec, un complesso di multinazionali, Università, Enti di ricerca, fondazioni, associazioni di categoria, non è più dimostrare che l’ingegneria genetica è priva di conseguenze, ma cambiarne completamente volto: una manipolazione radicale. Il nuovo volto delle biotecnologie si chiama Editing genetico. L’intenzione con questa nuova tecnologia è sia riscrivere direttamente dal nulla il genoma di un organismo (biologia sintetica), sia la “correzione” o modificazione di un genoma già esistente (l’editing propriamente detto o riscrittura). La tecnologia di Editing più in voga è chiamata Crispr Cas/9 perché generalmente utilizza la proteina Cas9, ma per brevità viene indicata solo con la prima parte della sigla: CRISPR.
Questa nuova tecnologia si profila come economica: si calcola che il costo per avere una sonda Crispr specifica (a parte la manodopera) è attorno a poche centinaia di euro, veri e propri spiccioli se si considerano i costi in biotecnologia; il secondo aspetto è la velocità di sviluppo, i tempi infatti si abbassano da anni a mesi. Ma l’aspetto probabilmente più importante per il mondo della biotecnologia, e in particolare per le multinazionali agrogenetiche, è la possibilità che i prodotti figli dell’Editing non vengano più considerati come i tanto vituperati Ogm non essendoci inserimento di dna estraneo. Questo nei paesi dell’UE ridurrebbe assai i costi soprattutto alle compagnie biotecnologiche come Monsanto e Syngenta che non dovranno più comprarsi i posti chiave dentro gli enti di sicurezza alimentare come l’Efsa a Parma o l’Fda americana. Anche per i tempi di approvazione diverrebbe tutta un’altra cosa passando da anni di interminabili trafile burocratiche a solo pochi mesi, scavalcando moratorie e restrizioni e in generale, che forse è la cosa peggiore, creando un nuovo immaginario di accettazione assoluta.
Non stupisce che il totalitarismo democratico sta avendo il suo apice proprio per le tecnologie più controverse, quelle in grado di rifare il mondo, di manipolare il vivente fin dentro i processi più intimi, di controllare ogni aspetto della vita e se necessario essere anche in grado di distruggere l’intero pianeta, gli arsenali atomici sono sempre li a ricordarlo. I tempi attuali di pacificazione sociale e di perdita di
senso sono l’ideale per l’innestarsi di questa nuova fase dove non si deve più avere paura della tecnologia genetica perchè questa sarà ancora di più tra noi e guai dopo pensare di contestarla. Stanno lavorando proprio a queste basi solidissime come una gabbia di una prigione.
Sono sempre più lontani i tempi dei “semi terminator” della Monsanto, degli Ogm nemici dell’agricoltura, dei contadini indiani che si suicidano con il Glifosate davanti ai campi di cotone Bt e delle dimostrazioni di piazza.
Tutto l’impegno oggi va verso l’accettazione sociale, le compagnie investono molti più soldi in questo che nella ricerca, arrivano fin dentro le scuole a far “giocare” i bambini con la genetica, li si addestra che naturale è bello, ma artificiale è ancora meglio. Ma ancora non basta, i creatori del mondo biotec sanno benissimo cosa hanno tra le mani, o meglio non vogliono sorprese; come per il nucleare la campanella della ricreazione deve convivere con la sirena di allarme che addestra fin da piccoli al disastro radioattivo. Dalla scuola si passa alle metropolitane, poi quartieri, città e infine interi paesi come già avviene regolarmente in Giappone e in Francia. Per come stanno predisponendo le Smart city con specifiche infrastrutture e tecnologie, c’è da aspettarsi che presto la campanella inizierà a suonare sempre più anche da queste parti.
Con le nuove tecniche di Editing genetico il linguaggio dei suoi divulgatori si è fatto più ardito; Anna Meldolesi parla di Crispr come di una tecnologia dal basso, dove la sua facile applicazione ne permetterebbe un continuo controllo. Addirittura esiste un progetto già avviato dove tutte le informazioni raccolte dai centri di ricerca e dai singoli ricercatori vengono centralizzate e poi rese fruibili per la comunità scientifica che ne fa richiesta. Il grillismo tecnologico ancora ci mancava, a quanto pare dalla rete democratica siamo passati ai geni democratici. Senza andare tanto lontano la realtà è sempre un’altra cosa da come viene raccontata, questa si frantuma verso logiche che vanno ben oltre il semplice profitto, anche se questo resta un aspetto da non sottovalutare; i moventi sono da ricercarsi in quello che è sempre più un processo che parla l’imperativo linguaggio della tecnoscienza…
L’unità di ricerca Cibio dell’Università di Trento ha trovato una modalità Crispr in grado di intervenire in modo ancora più preciso per correggere i difetti dei geni. Non ha perso tempo e ha pubblicato subito i risultati nei soliti prestigiosi canali scientifici necessari per ottenere credibilità e ha chiamato Evocas9 il suo rivoluzionario risultato coprendolo da brevetto in attesa di mettersi in vetrina, dove gli acquirenti non tarderanno ad arrivare. Negli ultimi anni e ancora oggi più che mai sono in corso dispute legali fortissime per aggiudicarsi la corsa all’eldorado sul vivente: per qualcuno ci saranno nobel e riconoscimenti e per altri brevetti miliardari su applicazioni terapeutiche che vogliono isolare e controllare al più presto per metterle in commercio con nuove StarTapp. Anche Big Farma e Big Biotec con i novizi sposini sono al massimo dell’attenzione, ma con una certa discrezione, sanno che quando la confusione si placa si compreranno tutta la piazza con i rispettivi nuovi organi di controllo, se questi esisteranno ancora.
Apparentemente dando uno sguardo a come viene presentato l’Editing genetico, dai giornali che spettacolarizzano la tecnologia come Focus o riviste come Le Scienze , fino ad arrivare ai blogger disperati e ai social media, quello che appare come un fattore comune è la banalizzazione di questa tecnologia. La stessa co-ideatrice di Crispr ama definire il suo team come un semplice gruppo di ricerca con pochi mezzi. Il racconto del Crispr e delle sue procedure invita alla familiarità, non troppi soldi e un pò di conoscenza in biologia e quasi si può iniziare, quasi appunto, perchè di fatto non è così. Per un attimo ci si sente partecipi, finalmente si lavora seriamente per la salute, per l’ambiente e addirittura si può risollevare un’economia, visto che in agricoltura la Du Pont che è la maggior investitrice si aspetta miracoli e si sa che la voce dell’agribusinesse si esprime come se avesse già fatto il raccolto pronto. Questa tecnologia si presenta talmente di “base” che gli stessi organi regolamentari per la sicurezza esprimono le loro fatiche nel proporre regolamentazioni, giocando molto su quanto effettivamente venga manipolato, considerando che non si inserisce dna esterno negli organismi. Questo discorso apparentemente sembrerebbe tirare la colpa sui cattivi “vecchi” ogm, ma di fatto invece diventa un’accusa che si fa ancora più forte nei confronti di chi per anni ha instillato paure irrazionali e ha fatto ritardare i progressi tanto importanti della scienza.
Questo Editing genetico risolleva e da nuovo vigore all’ingegneria genetica sotto ogni aspetto, ovviamente rafforza anche la precedente tecnica, che non verrà certo messa da parte. L’ essere così di “base” equivale come ad una contaminazione senza precedenti, ma senza aver avuto bisogno di contaminare distribuendo per il mondo quintali di soia ogm (come è invece avvenuto in Brasile e Argentina da parte di Monsanto).
Non mancano ovviamente rischi medici gravissimi riconosciuti: se le precisissime forbici (che precise al 100% non lo sono affatto) tagliano qua e là il genoma, magari causano malattie ancora più gravi di quella da curare per cui sono state disegnate (non è così improbabile danneggiare il dna trasformando la cellula sana in cellula tumorale) o creano una sorta di effetto domino che sconvolge l’intero organismo, a causa dell’innaturale “taglia e cuci” fatto dalla Crispr. Ma niente di tutto questo sembra creare un reale allarme o una semplice attenzione. Sembra quasi che vi sia una taciuta consapevolezza che dice: tanto tutto questo sta passando, per le conseguenze se ne riparlerà a ultimazione delle StarTapp. Si sono anche levate le voci delle vecchie cariatidi di Asilomar per organizzare convegni internazionali, ma per altri rischi, evidentissimi con la tecnologia dell’Editing: quelli dell’eugenetica. Gli inventori della tecnologia del dna ricombinante riunitisi ad Asilomar oltre quarant’anni fa non sono riusciti a garantire un bel niente al tempo e sicuramente non potranno fare niente oggi. Soprattutto in Germania, dove era ancora fresco l’eco della ricerca nazista sull’eugenetica, una forte critica sociale ha fatto la differenza per impedire lo sviluppo delle tecnologie genetiche, rinforzata da gruppi come le Rote Zora che indicavano quello che per tanti era ormai evidente: la ricerca sulle biotecnologie ricombinanti era la continuazione della ricerca nazista con altri mezzi.
Ed è per questo che i nascenti istituti di ricerca sulla riproduzione artificiale dell’umano sono stati trattati con altri mezzi ancora.
Questi grandi convegni internazionali pieni di nomi altisonanti sembrano pieni di buone intenzioni, ma non ne hanno, il beneficio è per gli stessi promotori e per la causa che vanno a trattare che sembra all’improvviso passare sotto l’osservazione di un’altra scienza, non quella che guarda al transumanesimo, brevetti, miliardi e prossime multinazionali, ma una scienza fatta di saggezza e prudenza che guarda veramente l’uomo e il pianeta con un pensiero globale, quasi critico. Come al tempo si diceva che chi ha ricercato per una vita atomi per la guerra atomica non può venire poi a raccontarci storie di atomi per la pace, lo stesso è per la genetica ricombinante, dove era evidente fin dal suo inizio, considerando che gli esperimenti militari e civili su cavie umane certo non sono mancati e considerando che tecnicamente era possibile ingegnerizzare
esseri viventi in un processo irreversibile e che la direzione sarebbe stata intrapresa. Anche in tempi più recenti si sono viste forti preoccupazioni su altre tecnologie come le nanotecnologie, Bil Joy, un promettente scienziato della Silicon Valley, ha lanciato un allarme molto acceso, ma poi ha creato un nuovo lavoro sullo sviluppo di una nanotecnologia non a rischio di replicazione. Lo scienziato è il primo sguardo sulla possibilità del disastro, ma non è in grado di farvi fronte o meglio non ne ha la volontà perchè dovrebbe distruggere il suo mondo, la sua fama, i suoi privilegi ed è incapace di uscire dal dualismo “tecnologia buona o cattiva”, di fatto lo scienziato è parte integrante del problema qualsiasi sia la sua scelta.
Nel caso di una buona riuscita dell’Editin genetico i promotori ci tengono a precisare che non ci sarà alcun totalitarismo o imposizione, ma una totale libertà di scelta.
La medicina offre delle opzioni ai portatori di gravi mutazioni, sotto forma di test o terapie geniche, ognuno poi è libero di servirsene o di non farlo. Chiarisce ancora una volta la Meldolesi: “tra l’eugenetica di oggi e quella di ieri c’è tutta la differenza che passa tra la scelta individuale di un paziente o di un genitore e l’imposizione di un regime su una popolazione”.
E allora viene da chiedersi come verrà stabilito che una malattia sarà talmente grave da giustificare un’intervento di Editing genetico. L’opzione della libera scelta appare in tutta la sua ridicolezza, considerando che non esiste più niente dove non vi sia la mediazione di tecnici e specialisti, parlando di medicina questa è semplicemente la regola, almeno che per libera scelta non intendano le opzioni offerte da Google su uno smartphon.
Le istituzioni mediche, di cui ovviamente quelle pubbliche non sono escluse, sotto pressione da un sistema sempre più tecnico, nella convergenza delle scienze non hanno trovato una qualche forma di cooperazione ma linee guida che non hanno contribuito a stilare, ma che si ritrovano a doverle semplicemente confermare e rispettare.
Oggi vengono considerate come malattie quelle che un tempo venivano considerate come semplici condizioni, l’obesità ad esempio, o la predisposizione all’alcolismo. Il catalogo si allarga sempre di più di anno in anno tanto che un domani, che è ormai il nostro presente medicalizzato, potranno essere ritenuti patologici stati che oggi rientrano nello spettro della normale variabilità.
Nel dibattito internazionale intorno all’Editing genetico, uno degli aspetti che ricorre forse con più frequenza, o forse sarebbe meglio dire frenesia, è la velocità con cui il tutto sta avvenendo. La tecnologia genetica ha smesso di codificare il genoma degli esseri viventi (progetto Genoma Umano) che di fatto ancora la legava agli organismi di cui si occupava, mentre adesso nella nuova fase gli organismi vengono editati: non più leggendo ma riscrivendo il loro dna. Dalla lettura alla riscrittura. Non è un caso che l’interesse è diretto alla linea germinale umana senza più neanche aspettare le conseguenze che avranno i primati e gli altri animali che da anni vengono riprodotti in laboratorio con queste tecnologie.La tecnologia Editing funziona e semplicemente verrà fatta. Gli esperimenti condotti in Cina su animali ed embrioni umani impiantabili che facevano tanto inorridire e indignare fino a qualche mese fa e facevano urlare all’eugenismo in Europa e negli Stati Uniti, adesso sono fonte di discussione scientifica, per trovare un accordo, per gestire quello che comunque sia, in un modo o in un altro, Stati, istituzioni di ricerca e multinazionali hanno deciso di mettere in campo. E infatti come era prevedibile anche altri paesi tra cui Stati Uniti e Inghilterra hanno annunciato aperture alle ricerche con Editing genetico verso embrioni umani impiantabili. Quella che stiamo vivendo attualmente è un’accelerazione senza precedenti di quel processo di controllo dei corpi grazie all’ingegneria genetica. Questa grande velocità sorprende la politica, il sociale e la scienza stessa, nessuno vi era preparato; perchè i tempi delle tecno-scienze attuali hanno altre velocità. Si contano per cominciare circa diecimila patologie genetiche, legate alla mutazione di un singolo gene, che potrebbero essere cancellate dalla Crispr. Le forbici Crispr, com’era stato con il cannone genetico degli ogm, promettono di portare alla sconfitta definitiva gravissime patologie genetiche e con la stessa forbice si potranno modificare irrimediabilmente caratteristiche somatiche dell’embrione, secondo le preferenze di Stati, istituzioni mediche, specialisti, genitori. La strada all’eugenetica è spianata, ma non si parli di nazismo, visto che l’eugenetica di oggi dispone di mezzi e risorse tecnologiche inimmaginabili in quegli anni.
Sulla questione è importante ascoltare quello che arriva dal mondo transumanista, protagonista alatere della rivoluzione Crispr. Le manipolazioni genetiche sono in assoluto le tecnologie più promettenti conferma Roberto Manzocco, ricercatore transumanista: “Disponiamo già di procedure collaudate: come il Crispr Cas/9, una tecnica che consente di modificare in modo relativamente poco dispendio so il genoma umano. Alla fine il primo passo verso la trasformazione della nostra specie sarà portato a v a n ti d all’in g e g n e ria g e n e ti c a ; in p a r ti c ola r e si lavorerà molto sul prolungamento della vita, del la forma fisica e della gioventù”. Un tema che appassiona la Silicon Valley, al seguito di Google, che ha avviato la ricerca all’interno del Life Extension Project.
Senza andare a Palo Alto anche in Italia prendono sempre più piede in posti di alto livello spezzoni transumanisti, ecco perchè hanno sempre più successo i corsi della Singolarity University, questo think thank americano ha appena aperto a Roma (dopo la prima sede a Milano): “per aiutare perso ne, governi e aziende a comprendere le tecnologie più innovative. I loro impatti sociali e il loro ruolo nel risolvere i grandi problemi dell’umanità” , i loro proclami non vanno intesi come innocui appelli. Senza avere pretese di parlare di opposizione visto che su questo nuovo scenario non vi è uno straccio di critica e di riflessione che vada oltre i contorni del problema o che si limiti a descriverlo invece di capire effettivamente quello che sta succedendo. Si sente parlare di eugenismo con una leggerezza estrema, la banalizzazione imperante ha preso ormai il sopravvento. Se tutto questo scenario è già così tra noi, così comune, cosa resta da fare? Subire, subire e subire risponde il potere che ormai su questo campo non ha neanche bisogno di essere coercitivo e autoritario o di schierare eserciti. Nessuno impone la PMA eppure passa in nome della libertà, come passano su base volontaria sempre più farmaci, nuovi vaccini, paure di quello che non si conosce, ansie estetiche che portano ad appoggiare programmi di implementazione del corpo. E quando si è pronti a concedere al sistema medico e alla ricerca scientifica la gestione del proprio corpo, della propria salute, della propria quotidianità, la procreazione stessa dei figli sarà veramente difficile riuscire a innestare un granello di critica che non venga considerata folle e chi la esprime non più da mettere in sezioni speciali per prigionieri politici, ma da trattare come un caso sanitario.
I tempi corrono velocissimi, quello che prima veniva considerata una tecnologia anti etica può trasformarsi da un momento all’altro in una tecnologia di riferimento. Tutto questo non perchè nel mentre è cambiata la società con nuove richieste e necessità, ma perchè è cambiato ancora una volta qualcosa nel paradigma tecno-scientifico e la società può solo adattarsi.
Eppure è proprio dentro questo tempo che ci lascia sempre indietro che è importante fermare dei pezzetti e cercare di ricomporci con tempi altri dal processo tecnologico. I tempi della buona volontà sono finiti e il bilancio è stato solo l’elemosina.

Costantino Ragusa

Dal giornale ecologista L’Urlo della Terra, num.6, luglio 2018

 

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Presentazione La Piralide – spazio di documentazione Bergamo

Ostrinia nubilalis, meglio conosciuta come piralide, è una farfalla le cui larve sono dedite a vivere, nutrendosene, di piante come il mais, il sorgo e il peperone, oltre a molte altre. Durante la primavera le larve divengono farfalle e fuoriescono dalle piante. Dicono che la sua presenza abbia causato gravi problemi alle coltivazioni di mais, perciò gli esperti del settore, da sempre, hanno ritenuto importante contrastare ed eliminare l’indesiderato insetto tramite interventi chimici (l’impiego di pesticidi e veleni), biologici (l’introduzione di parassiti della piralide) o agronomici (la scelta di varietà di piante resistenti alle larve grazie a delle modificazioni genetiche). Il mais geneticamente modificato è in grado di resistere sia alla piralide sia ad erbicidi molto potenti, come il glifosato, largamente impiegato in coltivazioni di ogni genere. Per questi motivi, in innumerevoli aree del mondo, ove possibile, è ampiamente incentivata la coltivazione di varietà di mais geneticamente modificate, resistenti agli erbicidi, in modo da poter utilizzare veleni e contemporaneamente debellare la piralide, “inopportuna” piralide.

La Piralide – questo insetto così osteggiato dai coltivatori di mais, dalle multinazionali e dai fautori degli organismi geneticamente modificati – è il nome che abbiamo scelto per questo nuovo spazio. Un piccolo insetto il simbolo che abbiamo scelto per uno spazio ed un luogo nel quale affrontare le questioni che ci stanno a cuore. L’attacco alla natura ed a quella parte di mondo ancora selvatica, l’asservimento e la manipolazione tecnologica degli esseri viventi, lo sviluppo della tecnologia stessa nelle sue disparate e molteplici espressioni, lo sfruttamento degli animali e della Terra, con l’avvelenamento e la devastazione ecologica che ne segue, la volontà addomesticatrice del dominio di privarci di ogni possibile tensione alla trasformazione o al sovvertimento della realtà sono per noi espressioni di questo mondo imperniato sull’autorità le quali rendono necessaria ed urgente una analisi ed una critica radicale, non rimandabile ad un futuro migliore.

Mai come oggi è necessario rifiutare il sistema di dominio con le sue logiche di controllo, delega e cogestione democratica delle nocività che ci circondano. Il totalitarismo tecnologico non è solo assoggettamento, imposizione, repressione, ovvero ciò che ci ha reso oggetto di uno sfruttamento, ma anche soggettivazione, ossia ciò che rende l’uomo soggetto, operatore, promulgatore, partecipe del proprio stesso sfruttamento. 

La piralide resiste. Mai come oggi, in questa realtà dove gli individui sono costantemente sottoposti, ricondotti e assoggettati a cause, fini ed esigenze più “grandi” di loro, occorre scoprire la poesia della propria unicità. Mai come oggi, in un mondo dove è possibile una vasta scelta tra le innumerevoli ed insulse libertà offerte, in un mondo interamente trainato e modellato dagli imperativi dell’autorità e della merce, l’esistenza è altrove. La piralide si riproduce.

Desideriamo aprire uno spazio nel quale ci sia e si dia spazio ad idee e tensioni in netto contrasto con l’attuale assetto sociale; uno spazio di documentazione e discussione dove chiunque possa scovare parole e scritti non reperibili tra gli scaffali del supermercato delle opinioni o nelle aule dell’accademia delle ideologie, luoghi dei pensieri confezionati e pronti all’uso. I libri, i materiali stampati, qui non saranno merce offerta per intrattenere, materiale per semplice e puro studio ed approfondimento culturale o racconti di vecchie storie, fonti di nostalgiche o avventurose fughe letterarie. Che senso e significato ha allora documentarsi? Darsi un tempo per approfondire e fondare il proprio pensiero? Sicuramente non quello di accumulare nozioni e contenuti pre-confezionati, da usare nelle più disparate situazioni o tavole rotonde. Sicuramente non quello di dare schemi e filtri risolutivi con cui leggere ed ingabbiare la realtà.

Il sapere va nutrito. Se resta un semplice accumulo indefinito di conoscenze e di informazioni può contribuire a creare, ad alimentare, un più o meno vasto bagaglio culturale e conoscitivo, un insieme di conoscenze che teniamo in serbo per noi e per gli altri. Niente di più. Può il sapere non avere sapore? Possedere un grande quantitativo di conoscenze non conduce necessariamente ad una maggiore comprensione della realtà e di ciò che ci circonda; significa che i fatti e le parole di un tempo, potendo sfuggire a quanti vorrebbero racchiuderli nelle pagine di polverosi volumi, debbono poterci dire qualche cosa di tangibile oggi. Farci riscoprire gusti e sapori.

Se lo sguardo punta a sovvertire, e non a riformare, significa che le mere informazioni, il semplice insieme di saperi e il loro accumulo non bastano e restano soltanto un riempitivo per la mente, buono solo a baloccarsi in esercizi retorici o a rassicurarsi nelle certezze delle proprie illusioni.

Le conoscenze slegate dalle idee restano lettera morta. Allora, assieme alla necessaria conoscenza, occorrono progetti, volontà e tensioni individuali per fare fermentare autonomamente la propria selva di pensieri. In quest’ottica, e solo in questa particolare accezione ancora tutta da esplorare, uno spazio di documentazione può avere pieno significato. Così, a partire da questi presupposti, potranno avere luogo anche la discussione, l’approfondimento, la critica. Al vuoto, alla rassegnazione e all’uniformità dettata da sterili opinioni opponiamo la pienezza e il significato di idee che possono infiammare la vita.

Uno spazio per l’approfondimento e la critica, contro l’autorità e la gerarchia. Certamente non un luogo dove potersi rintanare, come al riparo di una nicchia dove custodirsi intatti. Nemmeno un circolo ricreativo o un centro culturale. Non saranno quattro mura a racchiudere la nostra volontà di riflettere, a tarpare le nostre aspirazioni, a privare di sostanza i nostri sogni, a sedare i nostri desideri. Nemmeno ci illudiamo che potranno essere le attività svolte nello spazio ad inceppare questo mondo di dominio che non ci dà respiro, questo mondo che costantemente offre miseria e obbedienza a piene mani. Le attività che vi potranno nascere saranno espressione delle persone che di volta in volta lo animeranno. Che si tratti di incontri, discussioni, dibattiti o proiezioni, ciò che faremo non avrà né il proposito di riempire un’agenda, come per consolarci in un frenetico attivismo, né l’intento di persuadere, di convertire o di aggregare qualcuno, ed infine, nemmeno la volontà di ricercare un confortante riconoscimento sociale.

Uno spazio in cui la piralide si rafforza e lotta contro il dominio tecno-scientifico.

La Piralide – via del Galgario 11/13 – Bergamo
Apertura: tutti i giovedì dalle ore 16.00 alle ore 20.00
e-mail: avvelenate@anche.no

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